Traitement du Paludisme et de la Tuberculose : Deux firmes pharmaceutiques veulent soutenir des travaux de recherche scientifiques

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traitement-du-paludisme-et-de-la-tuberculose-deux-firmes-pharmaceutiques-veulent-soutenir-des-travaux-de-recherche-scientifiques Des chercheurs seront mis à contribution pour des solutions en vue du traitement efficace du Paludisme et de la Tuberculose. (Ph: DR)
Santé

GSK et Novartis, deux firmes pharmaceutiques ont annoncé récemment leur décision de soutenir des travaux de recherche scientifique sur le lien entre la diversité génétique des différentes régions d’Afrique et son incidence potentielle sur la réponse aux médicaments.

Bonne nouvelle pour les chercheurs qui interviennent dans le domaine de la santé. Ces derniers sont sollicités par deux firmes pharmaceutiques GSK et Novartis pour des études sur le lien entre la diversité génétique en Afrique et la réponse aux médicaments. Les chercheurs rattachés à des universités, conseils scientifiques et établissements publics de recherche africains, intéressés par l’offre, sont invités à manifester leur intention de présenter une proposition au plus tard le 1er mars 2021 ou à se rendre sur le site de Novartis.

La génétique humaine, faut-il le noter, est au cœur de la stratégie de Recherche et développement. La diversité génétique de la population africaine est beaucoup plus vaste que celle de toute autre population continentale, ce qui fait que la réponse de certains patients africains aux traitements est variable.

C’est dans cette optique que le projet Africa Gradient (GenomicResarchApproach for Diversity and OptimisingTherapeutics), ou Approche de recherche génomique pour la diversité et l’optimisation des médicaments) a été mis en place. Il vise à mobiliser les meilleurs scientifiques du continent pour optimiser les réponses aux médicaments contre le paludisme et la tuberculose, deux maladies infectieuses qui affectent de manière disproportionnée les populations africaines.

Doté d’un engagement de financement combiné de 2,8 millions de livres (3,6 millions de dollars, soit 1,8 milliard Fcfa) sur cinq ans, le projet Africa Gradient appelle les chercheurs africains à soumettre des propositions de recherche pertinentes sur l’importance de la diversité génétique africaine dans le traitement du paludisme et de la tuberculose

C’est en 2018 que GSK et Novartis ont signé un accord pour financer des projets d’étude sur les variations génétiques à travers l’Afrique susceptibles d’influencer la réponse aux médicaments et de générer une évolution en termes d’efficacité et d’innocuité. Les deux parties financent conjointement le projet Africa Gradient qui commencera par étudier les deux principales maladies infectieuses affectant les populations africaines (à savoir la tuberculose et le paludisme) avec la possibilité de s’intéresser par la suite à d’autres maladie

Le projet sera géré par le Conseil sud-africain de la recherche médicale (Samrc) et un comité directeur conjoint supervisera l’examen des propositions. La priorité sera donnée aux travaux de recherche visant à collecter des données dans les régions actuellement sous-représentées et à améliorer la qualité scientifique des données manquant de cohérence. Toutes les données recueillies seront rassemblées sur une base de données publique, afin de favoriser une évolution positive des méthodes de compréhension des variations de l’efficacité et de l’innocuité des traitements pour les patients dans l’ensemble du continent.

Irène BATH