Côte d'Ivoire/Variole de singe

Pas de cas suspect signalé en Côte d’Ivoire, tout sur les mesures prises par les autorités sanitaires

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Santé

La variole du singe, cette maladie rare et peu connue gagne de plus en plus de terrain à travers le monde. En effet, elle a été signalée dans 40 pays du monde.

Face à la propagation préoccupante, les autorités sanitaires sont à pied d’œuvre à l’effet d’empêcher la maladie de pénétrer le territoire ivoirien.

Aux portes de la Côte d’Ivoire, avec 12 cas suspects et 3 cas confirmés au Ghana, la variole de singe pourrait se présenter comme une véritable menace de santé publique pour la Côte d’Ivoire. Alors que le pays ne présente aucun cas suspect, les autorités sanitaires, notamment, l’Institut national d’hygiène publique (INHP) ont déjà pris des mesures à l’effet de parer à toute éventualité.

La stratégie de lutte a été présenté à la presse le mardi 21 juin 2022, à la faveur d’une rencontre tenue au sein de l’INHP.

Les recommandations des autorités sanitaires

Ce sont essentiellement des mesures d’hygiènes qui ont été déjà accréditées lors des maladies précédentes, notamment se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon, éviter les contacts avec les animaux infectés ou malades.

« Pratiquez une bonne hygiène des mains après tout contact avec des animaux ou des humains infectés. Lavez vos mains avec de l'eau et du savon ou utilisez un désinfectant pour les mains à base d'alcool »

« Pratiquez une bonne hygiène des mains après tout contact avec des animaux ou des humains infectés. Lavez vos mains avec de l'eau et du savon ou utilisez un désinfectant pour les mains à base d'alcool », a recommandé Dr Amani Yao, épistémologiste au service de surveillance de l’INHP.

Les mesures prises par la Côte d’Ivoire

« Lorsque des cas, interviennent dans la communauté, il faut les isoler et signaler au centre de santé afin que les mesures soient prises le plus rapidement possible. », a martelé Dr Amani Yao, indiquant qu’à ce jour le pays a entrepris des activités de renforcement de la surveillance épistémologique, en élaborant et diffusant des directives. A cela, s’ajoute le renforcement du contrôle sanitaire aux frontières.

« Nos 113 Districts sanitaires ont reçu des directives de telle sorte que si un cas suspect se présente, ils auront la possibilité de l’investiguer et faire des prélèvements. Pour le moment, la situation est stable et il n’y a aucun cas suspect. Un système est mis en place pour collecter les informations au quotidien. Même s’il y a un cas, la Côte d’Ivoire est prête pour faire le diagnostic et la traitement », a fait savoir le directeur de l’INHP, le Prof Bénié Bi Joseph.

Les origines de la variole de singe

Identifiée pour la première fois chez l’homme en 1970, en République démocratique du Congo chez un garçon de neuf ans vivant dans une région où la variole avait été éliminée depuis 1968, la variole du singe n’a touché, pendant des années, que quelques personnes, de manière sporadique.

Circulant essentiellement dans les zones rurales et les forêts tropicales, elle s’est répandue à bas bruit au fil des ans, au point d’être désormais considérée comme endémique dans onze Etats d’Afrique, comme le Nigeria, la République centrafricaine, la République du Congo, le Cameroun ou la Sierra Leone.

L’infection est provoquée par un contact direct avec du sang, des liquides biologiques, des lésions cutanées ou muqueuses d’animaux infectés

L’infection est provoquée par un contact direct avec du sang, des liquides biologiques, des lésions cutanées ou muqueuses d’animaux infectés. Mais la propagation secondaire par transmission interhumaine est limitée. La transmission entre humains se produit principalement par les particules des gouttelettes respiratoires.

Il peut y avoir une transmission de la maladie entre Hommes, par exemple au sein d’une même famille via l’exposition aux gouttelettes respiratoires de la personne contaminée, cela nécessite en général un contact face à face prolongé. Elle peut également survenir par inoculation ou par voie placentaire (orthopoxvirose simienne congénitale).

Il n’existe pas de traitement spécifique ni de vaccin même si la vaccination antivariolique s’est avérée très efficace pour prévenir également l’orthopoxvirose simienne. La variole du Singe est une maladie dont le patient guérit généralement spontanément en deux à trois semaines. Selon l’OMS, en Afrique, il a été démontré que la variole de singe cause la mort d’au moins une personne sur 10 qui contracte la maladie.