Entretien

Après son sacre à Ebony 2013, M'Bra Konan, meilleur reporter : «C'est maintenant que le plus dur commence »


31/12/2013
M'bra Konan : « la non attribution du Super Ebony est une frustration »
M'Bra Konan a été sacré, lauréat du prix Joseph Diomandé du meilleur reporter à la 15èmé édition de la Nuit des Ebony. Au sortir de cette cérémonie, il livre ses impression, se prononce sur la non attribution du Super Ebony et évoque la suite de sa carrière.

Vous venez de rafler le prix du meilleur reporter Joseph Diomandé. Effet de surprise ou bien étiez-vous sûr de recevoir ce prix?

J'avoue que j'ai été agréablement surpris, parce qu'après tout, c'est un concours et je ne connaissais pas d'avance les résultats. Je suis particulièrement heureux que le groupe Olympe (Soir Info, L'inter et Star Mag) ne soit pas sorti de cette soirée sans une distinction dès l'instant où lui-même décerne un prix en l'honneur de son fondateur Nady Rayess, un grand bâtisseur et visionnaire qui aura finalement donné sa vie pour une presse privée émergente dès les années 90.

A votre avis, qu'est-ce qui a plaidé en votre faveur?

Je ne pourrai dire avec exactitude ce qui a plaidé en ma faveur. Mais peut-être que c'est un peu l'originalité. Mais bon, je crois que seul le jury peut répondre à cette question.

Après avoir obtenu un tel prix, comment entrevoyez-vous la suite de votre carrière?

Après ce prix, le plus dur commence. C'est comme si on venait de me dire, c'est maintenant que ton travail commence. Essayer de faire un peu plus chaque jour et ce n'est pas évident. Mais nous prions Dieu d'être toujours en bonne santé et offrir le meilleur de nous-même. Il faut également noter que cela aussi a été possible grâce à la disponibilité et à la rigueur des chefs. D'abord, mon chef de service et surtout le rédacteur en chef qui te mettent une pression positive. Ils nous ont toujours recadrés quand il le fallait. Ensuite tous les journalistes aussi bien de Soir Info que du groupe Olympe (L'inter, Star Mag) par leurs critiques et leurs suggestions qu'il formulent sans complaisance. C'est pourquoi, je dis que c'est une équipe qui a gagné. Je n'ai fait que marquer le but de la victoire.

Fait inédit, pour la première fois depuis 1993, date de l’institution de cette cérémonie, le Super Ebony du meilleur journaliste ivoirien de l’année n’a pas été décerné. Comment appréciez-vous ce fait?

Evidemment, c'est une frustration pour les nominés et particulièrement les Ebony de chaque catégorie (presse écrite, radio et télé). Voyez-vous, c'est un concours, dès l'instant où il y a déjà des meilleurs parmi, excusez-moi, des "nuls", il faut trouver le premier et lui donner le super prix. Par la suite, on peut donner plus de conseils à tous les journalistes à travers des correspondances leur faisant comprendre les domaines dans lesquels, ils doivent faire plus d'effort. Car on ne finit jamais d'apprendre.

Pour vous, les raisons que le jury a évoquées pour ne pas décerner le prix cette année sont-elles légitimes ?

On peut le dire ainsi dès l'instant où le jury dit avoir travaillé en toute indépendance. Parce qu'après tout, la dernière décision revenait aux membres du jury. Tout comme il pouvait attribuer deux ou trois prix à une seule personne.

Qu'est-ce que cela vous fait de savoir que la plus forte note attribuée par le jury ne dépasse pas 6,5 sur 10

C'est bien sûr la rigueur qui caractérise le jury. Mais, je tiens à dire que 6 sur dix, ce n'est pas mauvais en tant que tel. A l'école c'est apprécié comme assez bien. Donc ce n'est pas si mauvais comme on n'a voulu nous le faire croire.

DIARRA Tiémoko

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Diarra Tiémoko

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  • SOURCE: Soir info

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