Présidentielles 2015: Voici ce que les Ivoiriens redoutent à l'approche des élections

Leur position sur la réconciliation et la réinsertion des ex-combattants
Les révélations d'une étude d'opinion réalisée
20/03/2015
(Photo d'archives pour illustrer l'article)
Les Ivoiriens ont peur d’être victimes d’intimidation politique ou de violence lors des campagnes électorales. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par l'équipe Afrobaromètre en Côte d'Ivoire, dirigée par le Centre de recherche et de formation sur le développement intégré (Crefdi).

«Neuf Ivoiriens sur dix (9/10) trouvent que les électeurs sont menacés de violence dans les bureaux de vote», relève Afrobaromètre. Pour une élection présidentielle apaisée en 2015, l'étude a pu faire connaître les suggestions des Ivoiriens. Ceux-ci préconisent, entre autres mesures efficaces, la libre expression des candidats sur toute l’étendue du territoire national (92%) et le respect du verdict des urnes (92%).

Sur la question liée à la réconciliation nationale, les recherches d’Afrobaromètre relèvent que la majorité des Ivoiriens optent pour le pardon, la confession et l’amnistie comme solutions. «Six Ivoiriens sur dix (6/10) soutiennent que la réconciliation nationale passe par la confession, le pardon et l’amnistie générale. Aussi, neuf Ivoiriens sur dix (9/10) proposent la garantie de la sécurité des réfugiés ivoiriens et des déplacés internes qui reviennent (96%), et la réinsertion de ces réfugiés ivoiriens et des déplacés internes dans leurs activités comme meilleures options pour une paix durable et une réconciliation nationale», indique cette enquête.

L'autre résultat rendu public est celui en lien avec les ex-combattants dont la réinsertion est devenue un casse-tête chinois pour les autorités ivoiriennes. Interrogés dans le cadre de l'étude, sept Ivoiriens sur dix (69%) suggèrent que les ex-combattants soient insérés par le financement d’activités génératrices de revenus. L'enquête, menée en août-septembre 2014, dévoile que seul un Ivoirien sur quatre (1/4) pense que les ex-combattants doivent être intégrés dans l’administration publique (Douanes, Gendarmerie…), «et cela, indépendamment du sexe du répondant, même si les urbains y sont plus favorables que les ruraux».

Signalons que Afrobaromètre est un réseau de recherche non partisan qui mène des enquêtes d'opinion publique sur la démocratie, la gouvernance, les conditions économiques et les questions connexes dans plus de 30 pays en Afrique. Cinq séries d'enquêtes ont été réalisées entre 1999 et 2013, et les enquêtes de la Série 6 sont actuellement en cours (2014-2015). Afrobaromètre mène des entretiens face-à-face dans la langue du répondant avec des échantillons représentatifs à l'échelle nationale, de 1.200 à 2.400 répondants.

B. GUEU

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Bertrand Gueu

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  • SOURCE: Soir info

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