Yamoussoukro

Lutte contre la vie chère: Des commerçants menacent d’arrêter la vente de riz

La vérité sur les prix de produits de première nécessité
24/04/2012
Lutte contre la vie chère
Les habitants de Yamoussoukro sont partagés entre le doute et l’espoir pour ce qui est de la mesure gouvernementale visant à lutter contre la cherté de la vie en Côte d’Ivoire.

C’est que, depuis le lancement officiel de cette mesure dans la cité des lacs les populations tardent véritablement à en ressentir les retombées au plan de la baisse des prix des produits de première nécessité. Pourtant, c’est le défi que le ministère du Commerce, sous la houlette de la Primature, s’était, récemment, engagé à relever dans un bref délai. «Il y a urgence àlutter contre la cherté de la vie», avait déclaré le Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, lors de la rencontre qu’il avait eu le 31 mars dernier avec les préfets, présidents des conseils généraux et maires à la fondation Houphouët Boigny à Yamoussoukro.

Aujourd’hui, il s’agit de mettre en application les différentes résolutions de cette réunion. Mais sur le terrain les avis des commerçants et des consommateurs sont partagés concernant des nouveaux prix du riz notamment. Si certains commerçants reconnaissent qu’il y a bel et bien eu une diminution, d’autres affirment que les prix demeurent inchangés à ce jusqu’à ce jour. «(...) Après l’épuisement de ce stock, je vais arrêter de vendre du riz en attendant de voir plus clair...», a menacé Alassane, boutiquier sénégalais basé à Dioulabougou. Ce dernier a expliqué qu’ils sont pris entre "le marteau et l’enclume" car les autorités et les clients leur imposent des réductions de prix pendant que les grossistes ne suivent pas le mouvement. Pour certains, l’Etat doit s’impliquer davantage, pour que cette mesure s'applique effectivement. Sur le niveau de réduction des prix, il nous est revenu que le riz de grande consommation a subi une baisse de seulement 500 F à

1 000 FCfa selon le magasin de gros par sac de 50kg. En revanche, concernant le riz de luxe, la tendance est à la hausse des prix. Car, le sac de 21 500 FCfa est passé dans certains magasins à 22 000 FCfa, selon nos sources. Ainsi, des efforts restent à faire afin d’harmoniser les choses, cela d’autant plus qu’en ce qui concerne les autres produits, les prix restent inchangés et tendent même à s’augmenter. Le kilo de viande de bœuf oscille entre 1 000 et 1 200 FCfa et les prix de l’huile restent maintenus à 1000f, pour les consommateurs. En somme, il y a bien du travail à faire par les autorités pour faire respecter cette mesure qui vise à alléger la souffrance des populations.

Camille SIABA

(A Yamoussoukro)

Coulibaly Vamara

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  • SOURCE: Soir info

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