Cherté de la vie: Les populations de Bouaké grognent


26/04/2012
Les populations attendent une réelle baisse des produits de grandes consommations
Certains aliments de première nécessité tels que le riz, l’huile de table, le sucre, etc., ont connu quelques légères baisse au niveau des prix afin de permettre à la population de souffler vu la cherté de la vie.

A Bouaké, capitale de la région de Gbêkê, cette réduction est appréciée différemment. Certaines boutiques que nous avons visitées, n’ont en réalité appliqué cette réduction que de façon partielle. « Chez moi, le prix du riz « denikacha »est toujours le même. Le sac de 50 kg me revient à 16 000 francs Cfa, si je dois vendre en détaille et fixé le kilogramme à moins de 350 francs, je ne pourrai jamais m’en sortir, alors je vends le kilogramme à 375 f Cfa. Les gens ne comprendront pas ce qui se passe. Mais avec le temps, ils comprendront que de baisse des prix, il n’en n’est rien du tout » a laissé entendre Hamadou, propriétaire d’une boutique au quartier Commerce. Tout comme lui, de nombreux commerçants nous ont fait savoir qu’ils ne sentaient pas pour l’heure cette baisse.

Au niveau de la population, la contestation est de mise. Ibrahim K. est père d’une famille de 9 enfants. Il exprime son indignation face à ce qu’il considère comme une négligence des décideurs. « Nous ne comprenons pas grand-chose à tout ce qu’ils racontent. Pour nous, le plus important, c’est de réduire le prix des denrées alimentaires de première nécessité de façon considérable. Qu’on diminue le prix du riz de 10 f ou de 15 f, qu’est-ce que cela peux changer à mon problème ? Pour l’heure nous attendons toujours ce qui a été promis » a-t-il souligné. Dans une boutique située au quartier Kamonoukro, le kilogramme du sucre en poudre est toujours de 800 francs Cfa. Pareille pour le riz dont le kilo n’a pas changé. Chez un grossiste de la place que nous avons approché, les sacs de riz ont connus quelques légères baisses au niveau des prix.

Ce changement varie entre 500 f et 1000 FCfa par sac. En tout cas, la baisse annoncée par le gouvernement n’est pas appliquée de façon générale à Bouaké. Pis, chaque commerçant fixe son prix selon ses humeurs. Aucune harmonisation des prix n’est appliquée sur le terrain et les consommateurs ne savent pas à quoi s’en tenir. Pendant que les populations ne finissent pas de grogner.

Ladji Abou SANOGO

(Correspondant régional)

Ladji Abou Sanogo

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  • SOURCE: Soir info

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