couvert forestier ivoirien

400 ha de la forêt d'Anguédédou reclassés

voici les raisons
27/04/2012
le ministre Nabo Clément a pris des décisions importantes
Bonne nouvelle ! La forêt d'anguédédou dans son entièreté a été réclassée par arrêté ministériel.

Dans le cadre de son combat pour la reconquête du couvert forestier national, le ministre des Eaux et forêts, M. Nabo Bouéka Clément, a posé dernièrement un acte majeur. Il a en effet pris l'arrêté n°00260/MINEF/SODEFOR du 15 mars 2012 portant redéfinition des limites de la forêt classée d'Anguédédou dans la région administrative des Lagunes dans le département d'Abidjan. Cet arrêté vient reclasser 400 ha de cette forêt qui avaient été déclassés par arrêté n°00451/MINEF/CAB du 11 juin 2004. Selon le ministère, la forêt classée d'Anguédédou qui s'étend sur une superficie de 8447,34 ha étant un polygone de 36 sommets, elle ne saurait être déformée par le déclassement d'une importante parcelle. Cette décision du ministre des Eaux et forêts apparaît comme une victoire pour le Syndicat national des agents conventionnels de la Sodefor(Synacos) qui depuis 2005, a engagé la lutte pour le reclassement de cette parcelle de la forêt d'Anguédédou. Faut-il le rappeler, le déclassement de cette forêt a occasionné une pression foncière constituée par de nombreux empiétements sur le domaine classé.

Tels que les constructions anarchiques d'habitats spontanés sur l'emprise des limites, en particulier du côté de la zone industrielle de Yopougon, et les exploitations agricoles. Les conséquences engendrées par cette pression foncière sont nombreuses. On peut citer entre autres, la disparition de la végétation, la faible infiltration des eaux de pluie dans le sol, l'augmentation du ruissellement des eaux pluviales, les inondations, les éboulements, les effondrements d'ouvrages de génie civil(ponts et chaussées) avec parfois des pertes en vies humaines, l'érosion des sols, l'ensablement des lagunes et des champs captants (forage) d'eau potable, l'absence de régulateur de l'alimentation des nappes d'eau souterraines, la faible alimentation des nappes phréatique et aquifère, la pénurie d'eau potable dans certains quartiers d'Abidjan tels qu'Abobo et Yopougon, la pollution de la lagune... Franck SOUHONE

Franck Souhoné

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  • SOURCE: L'inter

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