Mort d'une élève au lycée moderne de Dimbokro: Deux policiers mis aux arrêts et déférés, Ce que révèle l'autopsie, Le corps débloqué


04/01/2020
Mort d'une élève au lycée moderne de Dimbokro: Deux policiers mis aux arrêts et déférés, Ce que révèle l'autopsie, Le corps débloqué
Les mouvements d' élèves avaient fait plusieurs victimes.

Les circonstances de la mort de Kokora Tanoh Kanga Perside, 14 ans, élève de la seconde C, qui, fuyant les gaz lacrymogènes, a été fauchée par une balle, le mercredi 11 décembre 2019, à Dimbokro, alors que des élèves manifestaient pour anticiper les vacances de Noël, se précisent. ''Le Commissaire du gouvernement, le Contre-amiral Ange Kessi, s'était personnellement transporté à Dimbokro pour conduire l'enquête. Le procureur militaire avait promis de donner les résultats, une fois l'enquête terminée.

Après avoir requis l'autopsie du corps et entendu une centaine de témoins, en majorité des élèves, l'enquête a abouti à la mise aux arrêts de deux policiers, les sergents M.O Jean et K.S Kouakou, en service à la section de la police criminelle du commissariat de Dimbokro. Ces deux policiers, qui opéraient en civil ce jour-là, ont été les seuls à avoir tiré. Selon l'autopsie, une seule balle a atteint mortellement l'élève, ce qui suppose qu'un seul policier parmi les deux a tiré. Le juge d'instruction militaire qui prendra le relais des enquêteurs, disposant davantage de moyens juridiques sera en mesure de déterminer avec précision, lequel des deux policiers a effectivement tiré la balle meurtrière'', informe la page facebook du tribunal militaire d'Abidjan. Ajoutant que le policier, s'il est reconnu coupable, encourt 20 ans de prison. A en croire la même source, s'agissant du corps de la victime, le Commissaire du gouvernement a requis à Ivosep, qu'il soit remis à sa famille pour inhumation, le vendredi 3 janvier 2020.


''Sans préjudice de la balle qui a mortellement atteint l'élève, les deux policiers, qui ont reconnu avoir tiré, ont commis une faute pénale. En effet, en mode maintien de l'ordre, on n'ouvre pas le feu sans autorisation du chef, sauf en cas de légitime défense. Ces deux policiers se trouvaient-ils en légitime défense face à des élèves qui ne leur lançaient, selon ces policiers, que des pierres alors qu'ils étaient équipés de matériels de protection contre les projectiles ?'', conclut ladite page.

Dominique FADEGNON

 

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