Abidjan

Treichville et Adjamé : La SICOGI veut récupérer ses terrains, des habitants bientôt chassés

Bouaké Fofana (DG de la SICOGI) : « Nous avons vraiment besoin de l’aide de l’Etat, de son appui, pour qu’on puisse faire cela »
Lataille N’guessan Koffi (secrétaire d’Etat) : « On va faire une communication pour que vous puissiez avoir ces patrimoines-là »
13/05/2020
Treichville et Adjamé : La SICOGI veut récupérer ses terrains, des habitants bientôt chassés
Le secrétaire d'Etat, Lataille N'guessan Koffi (à gauche) échangeant avec le DG de la SICOGI, Bouaké Fofana, au Mirador, à Adjamé

Le Directeur général de la Société Ivoirienne de Construction et de Gestion Immobilière (SICOGI), Bouaké Fofana, a fait savoir que la société qu’il dirige entend récupérer ses terrains de Treichville et d’Adjamé actuellement occupés par des habitants. C’était ce mercredi 13 mai 2020, lors de la visite de travail que le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, chargé du Logement social, Lataille N’guessan Koffi, a effectuée au Mirador, siège de la Sicogi, sis à Adjamé.

Après l’épisode du quartier Bel Air à Cocody Danga déguerpi en mai 2018, la Société ivoirienne de construction et de gestion immobilière (SICOGI) va récupérer ses réserves bâties dans les communes de Treichville et d’Adjamé. En clair, les habitations bâties sur les terrains de la SICOGI dans ces deux communes seront rasées. L’information a été donnée, ce mercredi 13 mai 2020, par le directeur général de la SICOGI, Bouaké Fofana, lors de la visite de travail que le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, chargé du Logement social, Lataille N’guessan Koffi, a effectuée à au Mirador, siège de cette société. A l’occasion, il a sollicité l’aide du secrétaire d’Etat pour récupérer ses terrains. « On a besoin de votre aide pour récupérer nos réserves bâties. On l’a fait pour Cocody. Ça fait couler beaucoup d’encre et de salive », a-t-il rappelé avant de donner des précisions sur les terrains à récupérer dans ces deux communes : « Nous avons deux autres réserves bâties. Nous souhaitons récupérer. Je commence d’abord par Treichville parce que le c’est le championnat ivoirien. A Treichville, on a près de 5 ha là-bas que nous devons déguerpir. Et puis, la champions’ League, c’est ici à Adjamé, autour de l’immeuble le Mirador où nous avons à peu près 5 ha que nous devons déguerpir. Nous avons vraiment besoin de l’aide de l’Etat, de son appui, pour qu’on puisse faire cela. C’est les seuls bijoux qui nous restent pour relancer les activités ».

Toujours dans le but de relancer les activités de la SICOGI, surtout aider le gouvernement dans son plan social, le directeur général a dit qu’il entend « rechercher de nouvelles opportunités de partenariats, financiers et techniques. Nous entendons nous impliquer, avec votre aide, monsieur le ministre dans le plan social du gouvernement dans sa partie logement et puis nous rendre dans les villes de l’intérieur pour accompagner la politique d’aménagement du gouvernement. Nous sommes déjà présents à San Pedro, Bouaké…Nous comptons vraiment sur la politique d’aménagement du gouvernement ».

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, chargé du Logement Social, Lataille N’guessan Koffi, en a pris bonne note et a promis de « constituer une équipe technique pour étudier la question en profondeur et mettre en place une stratégie pour sensibiliser les occupants » et « faire de sorte qu’on puisse faire une communication en conseil des ministres » pour permettre à la SICOGI de récupérer ses terrains.

« Les problèmes que vous avez évoqués par rapport à la récupération de vos patrimoines, je pense qu’on va constituer une équipe technique pour étudier la question en profondeur et mettre en place une stratégie pour sensibiliser les occupants et on va faire ne sorte qu’on puisse faire une communication en conseil des ministres pour vous permettre de faire cette récupération. Vous savez, en Côte d’Ivoire, on cherche toujours à se faire victime. On sait qu’on occupe à tort un espace. Et quand le propriétaire vient pour récupérer, on va crier sur tous les toits qu’on est en train d’être victime d’un tort. Donc je pense que nos deux équipes vont se mettre ensemble et on va faire une communication pour que vous puissiez avoir ces patrimoines-là ».

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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