Lutte contre la mortalité maternelle et infantile : Aka Aouélé invite les femmes à fréquenter les centres de santé et à utiliser les méthodes contraceptives


30/09/2020
Lutte contre la mortalité maternelle et infantile : Aka Aouélé invite les femmes à fréquenter les centres de santé et à utiliser les méthodes contraceptives
Le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique invite les femmes à fréquenter les centres de santé pour des grossesses sans risques.

Célébrée le 26 septembre de chaque année, la Journée mondiale de la contraception a été célébrée en Côte d’Ivoire ce mercredi 30 septembre 2020 à l’Hôpital général de Port-Bouët, en présence de Dr Anoa Jean, directeur général adjoint de la santé, représentant le ministre Aka Aouélé, du directeur coordonnateur du programme national de la Santé mère et de l’enfant et des partenaires dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, tels que EngenderHealth.

Placée sous le thème : « Ma contraception en période de Covid-19, j’y accède en toute sécurité. », cette journée, a été l’occasion pour le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, d’appeler les populations, particulièrement les femmes à fréquenter les centres de santé. Le ministère de la Santé demeure en effet, persuadé que, c’est à ce prix que, le pays parviendra à réduire le nombre de décès maternel, estimé à 600 pour environ 100. 000 femmes.

« Nous sommes à un moment de riposte nationale contre la mortalité maternelle et néo-natale. Les efforts en matière de lutte contre la mortalité néo-natale ont été constants. L’heure n’est plus à la recherche de cause de mortalité maternelle, mais à la recherche de solutions. Seule la mobilisation peut atténuer cette tragédie.», a martelé Anoa Jean, représentant le ministre de la Santé Aka Aouélé. Qui déplore le faible taux de fréquentation des hôpitaux. Selon lui, ce fait serait à l’origine du taux élevé de mortalité maternelle et infantile en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, il a invité les femmes à fréquenter les centres de santé et à suivre les conseils prodigués par le personnel médical en cas de grossesses à risque.

Dr Tanoh Gnou, directeur coordonnateur du programme national de la Santé mère et de l’enfant, s’est quant à lui, appesanti sur les maux qui minent le système sanitaire en Côte d’Ivoire. Des maux qui selon lui, seraient à l’origine de nombreux drames observés dans les hôpitaux. Il évoque entre autres, le manque de discipline du personnel de santé, le manque d’indicateurs fiables permettant de mener à bien la riposte contre la mortalité maternelle et infantile, la mauvaise qualité de prise en charge des patients et l’inadéquation des structures sanitaires en fonction des besoins. « Les structures sanitaires ne respectent pas les normes. La plupart des hôpitaux de référence disposant d’une salle d’accouchement, n’ont pas de blocs opératoires. Il faut éviter que les structures sanitaires soient des mouroirs.», a ajouté Dr Tanoh Gnou.

Pour résoudre les problèmes de mortalité maternelle et infantile, le directeur coordonnateur du programme national de la Santé mère et de l’enfant suggère la construction de blocs opératoires à proximité des centres de santé, l’amélioration de la fréquence des indicateurs de santé devant permettre un suivi à temps réel de l’évolution et une synergie d’actions des acteurs de la santé.

Dr Eliane Dogoré, chargée des relations avec le gouvernement à EngenderHealth, a pour sa part, invité la population à utiliser les méthodes contraceptives permanentes qui selon elles, permettent d’éviter à 30% la mort chez la mère et à 40% chez l’enfant. « Il existe pour les hommes la stérilisation chirurgicale masculine et pour les femmes la stérilisation chirurgicale féminine. », a expliqué Dr Eliane Dogoré. Demeurant persuadée que la planification des naissances permet de réaliser des économies.

Faut-il, le rappeler, la célébration la Journée mondiale de la contraception a été couplée avec les journées promotionnelles de la santé de la mère et de l’enfant.

 

Maxime KOUADIO

Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome

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