Violences basées sur le genre : 67% des auteurs proviennent du cercle familial, l’appel de Bakayoko-Ly Ramata

Bakayoko-Ly Ramata: " Ensemble, faisons front contre les violences à l’égard des femmes et des filles"
27/11/2020
Violences basées sur le genre : 67% des auteurs proviennent du cercle familial, l’appel de Bakayoko-Ly Ramata
Cette 31e édition de ces journées d'activisme a pour thème au niveau international « Tous unis » 2020 : « Orangez le monde : financez, intervenez, prévenez, collectez ! ».

Le résultat des enquêtes portant sur les violences exercées sur les femmes, malgré la forte implication du gouvernement et des organisations de la société civile, montre la triste réalité des difficultés auxquelles sont confrontées les femmes en Côte d'Ivoire. En effet, dans sa déclaration lue devant la presse jeudi 26 novembre 2020, la ministre de la Femme, de la Famille, et de l'Enfant, a donné des résultats des enquêtes menées sur les violences exercées sur les femmes et les filles qui établissent que 67% des auteurs des violences basées sur le genre ou VBG ont lieu dans le cercle familial qui devrait, selon le Prof. Bakayoko-Ly, " être le cadre le plus sûr pour le développement harmonieux de la mère et de l’enfant." Puis, elle a lancé un appel: "nous devons faire face à ces violences avec plus de détermination. Elles portent préjudices aux droits de la femme et de la fille à la vie ».

En Côte d’Ivoire, la crise sanitaire liée à la pandémie mondiale de la Covid-19 a entraîné une augmentation des violences au sein des foyers. Selon les résultats du système de gestion des données sur les violences basées sur le genre (GBVIMS) de 2019, sur 3.184 cas pris en charge, 2.168 sont des cas de violences domestiques, ce qui représente un taux de 68,09%. Pour le ministre, la persistance de certaines pratiques néfastes à l’égard des femmes est due à une certaine perception des communautés sur le statut, le rôle de la femme ainsi que de la fille dans la société en général et dans les ménages en particulier.

« Cette campagne des 16 jours d’activisme revêt une importance capitale car, elle donne l’occasion de porter un regard critique sur les conditions des femmes et des filles dans leurs rapports avec leurs conjoints, leurs familles, leur entourage et avec la société en général », a-t-elle signifié. Elle a exhorté particulièrement les forces de défense et de sécurité, les travailleurs sociaux, les professionnels de la santé, les acteurs judiciaires, les professionnels de la communication, les organisations de la société civile à s’impliquer activement dans l’organisation de ces 16 jours d’activisme contre les violences qui ont commencé le mercredi 25 novembre.

« Le gouvernement, à travers le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, continuera de travailler de façon synergique avec tous les partenaires nationaux et internationaux de sorte à apporter les réponses nécessaires pour que cessent les violences à l’égard des femmes et des enfants. C’est ensemble que nous constituerons le socle de prévention des violences à l’égard des femmes et des filles », a assuré Prof. Bakayoko-Ly.

Cette 31e édition de ces journées d'activisme a pour thème au niveau international « Tous unis » 2020 : « Orangez le monde : financez, intervenez, prévenez, collectez ! ». La Côte d’Ivoire a porté son choix cette année sur le thème : « Zéro violence domestique : Je m’engage ».

 

Sercom

Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome

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