Reportage

Incursion dans l'univers des anciens drogués: Comment les ex-toxicomanes sont passés du désespoir à l'espoir

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incursion-dans-l-univers-des-anciens-drogues-comment-les-ex-toxicomanes-sont-passes-du-desespoir-a-l-espoir (Photo d'archives pour illustrer l'article)
Société

Depuis plus d'une décennie, il accueille toutes ces personnes, enfants comme grands qui se sont retrouvées volontairement ou non, en marge de la société. Le centre Remar, reste depuis lors fidèle à son credo : accepter tout le monde, ne rejeter personne.

Drogués, prisonniers, prostituées, enfants de la rue, sont nourris, hébergés, éduqués et évangélisés par de bonnes volontés, dont certaines ont elles-mêmes été des parias. Incursion dans cet univers où la foi transfigure les damnés en honnêtes citoyens.

Vendredi 1er mai 2015. Il est 9h, quand nous arrivons devant le siège de l'Ong Remar à Yopougon Selmer. En face du bâtiment blanc, trône un panneau qui résume à lui seul la raison d'être de l'établissement : ''Ong Remar, centre chrétien de réhabilitation, non à la drogue, oui à la vie''. « Est-ce bien vous, la journaliste avec qui nous avons rendez-vous ?» demande l'air radieux, l'un des trois hommes présents dans la salle où nous avons été dirigée. C'est M. Kouao Simplice Casimir, chargé d'études et de projets du centre. Il présente avec beaucoup d'entrain l'établissement. Le Centre chrétien de réhabilitation Remar Côte d’Ivoire, dira t-il, est une Organisation non gouvernementale (Ong.). « Nous travaillons pour la réhabilitation et la réinsertion des drogués, des prostituées, des prisonniers, des déplacés de guerre, des enfants de la rue, des orphelins, des alcooliques et des nécessiteux en général ». Cette Ong est née en 1982, à Victoria en Espagne, dans la banlieue madrilène, sous la houlette du président-fondateur Paul Miguel Diez, lui même un ancien toxicomane. Le Burkina Faso a été le premier centre chrétien en Afrique de l'ouest. En 1996, sept missionnaires quittent Ouagadougou pour Abidjan, pour non seulement évangéliser, mais apporter des soutiens moraux. Le Remar compte plus de 600 pensionnaires, la plupart des enfants sont pris en charge gratuitement dans les différents centres que sont : Yopougon, Anyama, Yamoussoukro, Attinguié, Daloa, San Pedro et Aboisso. L'établissement dispose également d'une ''maison d’enfants'' à Anyama qui héberge environ 150 pensionnaires issus des quartiers précaires. Les actions du centre s'étendent aussi aux prisonniers. Le Remar distribue trois repas par semaine aux détenus en traitement à l'infirmerie de la Maca soit un total de 13. 650 repas servis par semaine. Aujourd'hui, ce sont au total 16 centres que Remar a installés sur le territoire ivoirien, avec chacun un cahier de charges bien précis.

L'évangile pour éviter l'asile

Il y a des centres de première phase qui accueillent les drogués de tous milieux ( prison, ghetto, foyers, et fumoirs). Les établissements, qui hébergent ces rebuts de la société, sont reculés de la ville. L'objectif est de les isoler afin de les couper totalement de la drogue et des vices auxquels ils s'adonnaient. C'est la phase de la ''désaccoutumance''. La 2ème phase est spirituelle, elle est appelée ''l'école des disciples''. C'est ici que commence l'évangélisation des ex-drogués, leur ''rencontre avec Dieu'' . La 3ème phase consiste à préparer le postulant à se réinsérer dans la vie sociale et professionnelle. La porte s'ouvre à nouveau, c'est un homme grand, d'une soixantaine d'années aux cheveux grisonnants qui apparaît. Il est parfaitement informé de notre visite. C'est le responsable du magasin où sont exposés les objets fabriqués par les pensionnaires. On y trouve toutes sortes d'objets : Sacs, chaussures, berceaux et bien d'autres. De ce mini-market, on aperçoit un groupe d’enfants passer, ballon de foot en main. C'est certainement la récréation pour ces jeunes pensionnaires. L'un d'eux lance un défi : « Nous allons vous gagner aujourd’hui! ». Le responsable du magasin ordonne à deux jeunes gens de faire venir des chaises. Alors qu'ils voulaient se retirer, il les invite à prendre part à la conversation, ils acceptent et prennent place timidement. Ils étaient bien habillés. A quatre autour de la table, le solide quinquagénaire décline son identité. Ironie du sort, cet homme bâti comme une statue de pierre sculptée au burin, dit s’appeler Rock, il est Béninois, marié et père de deux enfants. Il avoue avoir été un invétéré toxicomane, tout comme les deux garçons présents à ses côtés. Rock ne s'est pas arrêté à cette petite confidence, il a déballé son passé d'addict à la drogue. Aucune drogue n'a de secret pour lui. Du chanvre indien à l'héroïne, en passant par la cocaïne, il avoue avoir tout essayé. Il affirme fumer au début pour ''avoir de l'inspiration'' afin de bien exercer son métier d'enseignant. Mais après, il en a pris goût et fumait pour le plaisir. Mais au fur et à mesure, la drogue s'imposait à lui comme une nécessité, une obsession. Tant qu'il n'en trouve pas, il devient malade et fait tout pour s'en procurer, allant jusqu'à voler de l'argent pour pouvoir satisfaire son envie. Il observe un silence et pousse un soupir. On comprend clairement qu'il a une autre confidence à faire. L'ancien accroc à la drogue affirme qu'au début, c'est le chanvre indien qu'il fumait. Mais la très forte odeur du tabac n'échappait pas à son épouse qui a fini par s'en rendre compte. C'est ainsi qu'on lui conseille dans le milieu d'essayer un autre stupéfiant, celui-ci est totalement inodore et ne laisse transparaître le moindre signe visible chez le consommateur. Rock se laisse convaincre des ''vertus'' de cette drogue qui entraîne le consommateur dans un autre univers, une sorte de nirvana, tout en ayant les pieds sur terre. Mais la cocaïne coûte cher. ''J'ai commencé à tout brader pour s'en acheter. Plus j'en consommais, plus j'en avais envie '', confesse le drogué repenti qui reconnaît que cette drogue censée entraîner son consommateur dans un univers féerique, est en fait un couteau à double tranchant. Les conséquences sont terribles, reconnaît Rock. « La cocaïne et l'héroïne sont des drogues dures, donc très dangereuses, qui vous détruisent psychiquement et physiquement », soutient-il, avant de révéler les conséquences que la drogue a commencé à avoir sur sa santé. « J'étais malade, je crachais du sang, je pensais même que j'avais un cancer ». L'ancien pensionnaire de Remar avoue que les médecins ont tout fait, pour le soigner, mais le mal persistait, jusqu'au jour où il entendit parler de Remar.

Le temps de la délivrance

C'est ainsi qu'en 2002, il est conduit au Ghana, où Remar dispose d'une maison d'accueil des drogués. « C'est la providence qui m'a fait découvrir ce centre, c'est là que Jésus Christ va transformer ma vie par sa parole et par la puissance de son sang», affirme Rock. L'ancien addict à la drogue se lance dans un émouvant témoignage. Il évoque, quasiment sur un ton de prêche, le miracle dont il venait de bénéficier. Il soutient que là où la science des médecins et autres psychiatres et psychologues a montré ses limites, la puissance de Dieu s'est manifestée. Deux hommes de race blanche firent irruption dans la boutique du centre. Ce sont sûrement des clients. Rock interrompt subitement la conversation au motif que s'il devait continuer, même une journée entière ne suffirait pas. Il nous confie donc aux deux jeunes gens qui sont aussi des toxicos repentis et fonce vers les deux hommes qui étaient déjà dans les rayons. Un peu crispés au début, Loïc, élève en classe de 3ème et Ange Patrick en seconde, tous deux ''sauvés de la drogue par le Christ'' se mettent vite en confiance et déballent comme leur ''papa'', leur vie ancienne. Comme Rock, ils ont été des inconditionnels de la drogue. Ils ont eux aussi été des rebuts de la société. Mais leur entrée au Remar va les transformer. Jamais auparavant, ils n'avaient vécu en communauté. C'est une ferme située à ''8 kilos'', sur la route de Bonoua, qui les accueille. Hormis l'élevage de porcs et quelques travaux champêtres, l'isolement du coin ne permet aucune autre occupation aux nouveaux venus, que la prière et la méditation. C'était la seule façon pour eux de venir à bout du '' diable et de la drogue'' . A l'issue de cette première étape qui a duré trois mois, l'heure était venue aux deux jeunes gens de quitter ce ''purgatoire'' pour aller à ''l'école des disciples'' C'est cette seconde étape qu'ils poursuivent actuellement à Remar Yopougon. Cette étape se déroule dans les différents centres des zones urbaines de la Côte d’Ivoire. Loïc et Ange Patrick se disent métamorphosés, après avoir été évangélisés et prêts désormais à reprendre une vie normale. Retour dans la salle principale, après ce détour au magasin. Simplice Houa nous attend pour visiter les lieux. Mais voila que la porte s’ouvre et laisse entrevoir un homme visiblement soucieux, accompagné d'un jeune garçon. Apparemment, c'est un père qui a conduit son fils au centre. C'est Emmanuel qui les reçoit. Le géniteur de ce garçon l'y a amené pour voir ce qui pourrait être fait pour le sauver de la drogue. Le responsable qui a tenu à s'entretenir, seul à seul, avec le jeune homme, prie son père de s'éloigner. Mais visiblement, le garçon ne parle que l'anglais. Las d'avoir tout fait pour lui arracher quelques mots français, Emmanuel se résout à recourir à un interprète. Il sollicite un autre drogué. Le garçon se met alors à rire. On comprend alors qu'il s'adonnait à une farce. Il prend un air sérieux et c'est plutôt lui qui soumet Emmanuel à un interrogatoire. Ce dernier fait revenir le père du jeune et lui fait comprendre que son fils ne pourra pas être accepté au centre, car il n'est pas encore prêt à arrêter la drogue . En effet, pour être admis au pensionnat, il faut y aller de son propre gré. Les formateurs nous font comprendre que le jeune ne pouvait pas entrer au centre, parce qu'il était sous l'effet de la cocaïne, c'est pour cela qu'il amusait la galerie.

''Remar-prison'' un petit paradis dans l'enfer carcéral

Sous la conduite de Simplice, nous visitons les différents ateliers de formation : Couture, menuiserie, réparation d'appareils et le magasin où sont exposés les objets fabriqués. Ici, lorsque le drogué repenti achève son séjour au centre, il a un métier pour l'avenir. Nous prenons ensuite la direction de Yopougon pour visiter un second centre Remar situé au quartier Port-bouët 2. Ce centre à une particularité, il est dénommé ''Remar-prison'', et fonctionne en collaboration avec les institutions pénitentiaires. Remar, centre chrétien de réhabilitation des marginaux, offre des repas, de l'eau potable, des vêtements et des médicaments aux prisonniers en surpeuplement dans leurs cellules. Cette assistance est vitale pour ces détenus exposés aux maladies, à la drogue et à l'homosexualité. Environ 2000 repas sont distribués par semaine (lundi, mercredi, vendredi) à quelque 600 prisonniers par jour de visite. Pour donner plus d’efficacité à ce programme, Remar Côte d'Ivoire à installé une antenne au sein de la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca). Elle est dirigée par un pensionnaire, lui-même ancien prisonnier. L'espace, très grand, est d'une beauté et d'une propreté surprenante. Des hommes aux visages rébarbatifs sont couchés sur la terrasse. Certains parmi eux causent joyeusement. Ils donnent l'impression d’être dans une cour familiale ou règnent la joie, l'amour et l'envie de vivre. Des chants religieux entendus de loin, rappellent que le centre a avant tout, une vocation spirituelle. Aka Remar, le responsable en charge de Remar-prison, nous conduit dans une grande salle climatisée. C’est le lieu de culte des pensionnaires, c’est là qu’ils se réunissent pour prier. Cette salle est aussi louée à d’autre communautés. Vu toutes ses commodités, Rema-prison est un petit paradis dans cet enfer carcéral. Après quelques échanges avec Aka Remar, qui doit ce surnom à son long séjour au centre Remar, celui-ci a bien voulu partager son histoire avec nous. « Mon histoire a commencé dans les années 60, j’avais 19 ans, je vivais chez mon oncle et fumais le cannabis. Lorsqu’il l’apprit, il m'en a dissuadé, mais je ne l’ai pas écouté. Alors il a pris la décision de me conduire au poste de police, me rassurant que j’allais juste y passer quelques heures. Après m'y avoir déposé, il est retourné chez lui pour de bon. Trois jours après, j'ai été jugé et condamné à 4 mois de prison ferme pour délit de vagabondage. Lorsque j'ai recouvré la liberté, je ne suis plus retourné chez mon oncle, de peur qu’il me ramène en prison. Or, je n’avais plus d’endroit ou dormir. Je dormais dans les rues et je volais pour manger et pour me procurer de la drogue. Après, j’ai été conduit au Camp-pénal de Bouaké pour 5 ans de prison ferme. Je n’avais plus de vie, en dehors de la maison carcérale, car j’y retournais régulièrement. J’ai passé plus de 12 ans de ma vie en prison jusqu’au jour ou j’ai rencontré un ancien ami prisonnier qui était venu en visite à la Maca. Il avait changé, je lui ai demandé son secret. C’est ainsi qu’il m’a parlé de l’Ong Remar qui visite la prison trois fois par semaine, et partage la parole de Dieu avec tous les prisonniers qui le désirent. Il ma confié qu'à ma sortie de prison, je pourrais intégrer l'un de leurs centres. J’ai tout de suite accepté et lorsque j’ai purgé ma peine, je me suis tourné vers le centre. Mon salut est venu de là ». La porte s’ouvre. On aperçoit un homme. C'est Franck Zadi, le responsable du centre de formation Remar de Yopougon Port-Bouet 2, ancien toxicomane également. Il soutient que sa venue à Remar a transformé le délinquant qu’il était en un honnête citoyen qui est aujourd’hui au service des autres. « Moi ma vie c’est à Remar, je n’envisage pas un jour quitter ce lieu, de peur de retomber dans mes mauvaises pratiques ». Nombreux sont les marginaux qui ont besoin de soutiens, c’est pourquoi l’Ong Remar organise le programme ''Ange de Nuit'' qui se déroule, les vendredi, et qui consiste à aller dans les fumoirs, les endroits de prédilections des bannis de la société. « Plusieurs Anges de nuit sont à Remar aujourd’hui, moi-même c’est dans le ghetto que j’ai connu le centre de réhabilitation », affirme Zadi. Le dimanche 3 mai 2015, il est 8h, nous sommes en route pour la ferme de ''8 kilos'', un village situé à 8 km de Bonoua où nous avons rendez-vous avec les membres du centre chrétien pour la prière avec les nouveaux adhérents qui sont à leurs première phase. Nous arrivons dans un lieu vaste, calme, paisible, loin de tout bruit, entouré de piquets qui délimitent la ferme de la brousse. Nous sommes dans la salle de prière, tous les toxicomanes reconvertis sont présents. Certains tiennent des bibles dans leurs mains. Leurs yeux rougis trahissent une grande fatigue. Cette séance de prière est meublée de chants religieux. Dans l'assistance, il y avait un homme de race blanche, c’est Paul Miguel Diez, le président-fondateur de Remar. Du haut de la chaire, il rend son propre témoignage pour encourager les nouveaux arrivants à tenir bon, et à croire en Dieu. A la fin de la prière, il nous reçoit dans son bureau. Il nous explique qu'autrefois, il fut lui aussi un marginal comme tous ces jeunes présents, mais le Seigneur l'a racheté. Le patron de Remar a sa propre conception des drogués : « C'est celui là- même qui est sous l'emprise d'un esprit malin qui le pousse à poser des actes qui vont à l'encontre des règles de la société ». Il se dit heureux de voir aujourd'hui tous ces toxicomanes, toutes ces personnes en difficultés qui ont changé de vie. « Je ne peux que rendre gloire à Dieu, car au début, de cette œuvre, cela na pas été facile, mais, aujourd'hui ma fierté est très grande ».

Quand la subvention de l’État manque cruellement

Malgré ces actions sociales d'envergure menées par Remar, la structure ne bénéficie d 'aucune subvention de l’État. Elle ne vit que de dons des personnes de bonne volonté. Cependant, l'Ong a besoin d'aide matérielle ( nourritures, médicaments, vêtement, matelas, etc. ) et financière de tout un chacun, aussi bien de personnes physiques que morales. Le dimanche 10 mai 2015, nous revoilà pour la visite de la maison des enfants de l'Ong Remar à Anyama. Le bâtiment peint en rouge, est décoré de personnages de dessins animés, ceci pour rappeler la présence d'enfants en ces lieux. Dans une salle richement colorée, des livres sont soigneusement disposés sur des étagères. Dans l’arrière-cour du bâtiment, une multitude d'enfants attendaient impatiemment pour l'accueil, ils étaient joyeux. Mais juste à coté, un enfant qui avait quasiment la peau sur les os, regardait avec envie ses petits camarades jouer. On nous fait comprendre qu'il est séropositif et qu'il sort d'une crise de tuberculose. Nous avons rencontré le responsable de la maison des enfants qui est un ancien drogué reconverti qui est aujourd'hui pasteur à Remar. Celui-ci nous fait comprendre que le lieu héberge des enfants de la rue, des orphelins, des enfants rejetés pas leurs familles et ceux que les parents n'arrivent pas à encadrer. Ils sont scolarisés sur place par la Remar du Cp1 au Cm2. Dans le dortoir de ces mômes que la nature a peu gâtés, sont disposés des lits en fer, mais souvent sans matelas. Certains enfants n'ont même pas ce privilège, ils dorment au sol. A la fin de la visite il se tourne vers nous en disant : « Ces enfants ont besoin d'aide de tous genres pour pouvoir s' épanouir comme les enfants de leur âge ». A l'heure du déjeuner, les enfants se mettent en rang pour se laver les mains et passer dans la salle à manger. Au menu ce jour, il y avait de la sauce-tomate avec des pattes de bœuf accompagnée de riz. C'était agréable. Ce sont les pensionnaires eux-mêmes qui s'occupent de la cuisine. Devant l'ampleur de la tâche, leur responsable lance un cri de coeur : « Vivement que des âmes sensibles viennent au secours de ces 160 enfants qui reçoivent déjà une éducation spirituelle afin de grandir dans la crainte de Dieu ». Mais ventre affamé n'a point d'oreille, en plus de la nourriture spirituelle, ces petits pensionnaires ont aussi besoin de nourrir leur corps.

L'Ong Remar en quelques chiffres

En une dizaine d'années de présence en Côte d'Ivoire, l'Ong Remar prend gratuitement en charge plus de 600 personnes, dont la plupart sont des enfants. Les pensionnaires sont accueillis dans les différents centres, notamment ceux de Yopougon, d'Anyama, de Yamoussoukro, d'Attingué, de Daloa, de San Pedro et d'Aboisso. Remar dispose également d'une cantine sociale à Anyama, où trois fois par semaine, environ 150 enfants issus des quartiers précaires viennent prendre un repas. Outre les enfants, les prisonniers hospitalisés à l'infirmerie de la Maca bénéficient aussi de trois repas hebdomadaires. Ce sont au total 13. 650 repas qui sont gratuitement distribués par semaine.

Patricia ADOU (Stagiaire)

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