Polémique sur le mécontentement des Ivoiriens sur les réseaux sociaux: Koné Bruno recadre les choses

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polemique-sur-le-mecontentement-des-ivoiriens-sur-les-reseaux-sociaux-kone-bruno-recadre-les-choses (Photo d'archives)
Société

Depuis son traditionnel point presse après le conseil de ministres du mercredi 20 avril dernier, le ministre Bruno Nabagné Koné, ministre de l’Économie numérique et de la poste et porte-parole du gouvernement, est au centre d'une polémique dont il se serait bien passé.

En effet, commentant le ''mécontentement'' des populations sur la cherté de la vie et autres, dont les réseaux sociaux (Facebook notamment) sont devenus de véritables relais, il a été prêté au porte-parole du gouvernement la volonté de restreindre ces plaintes à 200 personnes ''seulement'' sur Facebook, comme pour mépriser le chiffre pas très élevé de plaignants, évacuant ainsi le vrai fond de la plainte qui concerne les factures d'électricité et d'eau passées du simple au double pour certains consommateurs. C'est à un véritable ''déferlement'' que le ministre Koné a dû faire face pour ces propos à lui prêtés. Dans une note transmise aux médias, il a bien voulu éclaircir ses idées. «Oui, j’ai effectivement parlé de ‘’100 à 200 personnes qui commentent l’actualité ivoirienne’’. Peut-être aurais-je dû préciser ‘’…qui commentent régulièrement l’actualité ivoirienne’’, parce que mon propos, en l’espèce, ne concernait évidemment que ceux qui, par leurs écrits et interventions, façonnent l’opinion, les blogueurs, les cyber activistes, les chroniqueurs politiques sur le net, etc. Je connais évidemment les chiffres d’internautes, de facebookers… en Côte d’Ivoire, là n’est pas la question, et je n’ai jamais imaginé que certains iraient jusqu’à me faire dire ‘’qu’il n’y a que 200 mécontents en Côte d’Ivoire’’», a-t-il précisé pour situer le sujet de son intervention. «S’agissant de la surreprésentation des mécontentements sur les réseaux, je ne dis rien que ne connaissent tous ceux qui ont travaillé sur le sujet... Le dire n’est aucunement mépriser ceux qui se plaignent ou minimiser la souffrance que beaucoup subissent, loin s’en faut», complétera-t-il, comme pour dire qu'il ne se moque pas des souffrances des Ivoiriens. Sur le fond de la question, le porte-parole du gouvernement a tenu à être clair. «Oui, sans démagogie, sans faire de politique politicienne, et en conscience, je le redis ici, c’est une erreur de penser que ‘’rien ne va’’. Nous pourrions passer des heures à rappeler tous les changements qualitatifs que notre pays connaît depuis 2011, même si cela ne sera réellement entendu que par ceux qui le veulent bien. Je ne suis pas en train de dire que tout est parfait, que tout va bien, et je n’ai pas la naïveté de le penser. D’ailleurs, je ne connais pas un seul pays au monde où c’est le cas», avouera-t-il, précisant que «le Gouvernement était parfaitement conscient des difficultés vécues par les Ivoiriens et qu’il mettait tout en œuvre pour traiter ces questions», tout en rappelant que «parmi les priorités fixées par le président de la République au Gouvernement, figurent clairement une meilleure redistribution des fruits de la croissance, l’amélioration continue des conditions de vie des populations, l’amélioration de la situation des femmes et des jeunes, etc». «Certains disent que je suis dans ma bulle, coupé des réalités ivoiriennes! Je me contenterai de les renvoyer vers les médias traitant de l’actualité ou de leur demander de se rendre sur ma page officielle www.brunokone.com pour avoir un aperçu de mes activités de ces dernières semaines. J’ai été au contact des populations à Abidjan, Grand-Bassam, Bouaké, dans la région du N’zi, dans celle de la Bagoué, etc., j’ai échangé avec des femmes, des jeunes, des étudiants, des chefs traditionnels… Je pense modestement pouvoir dire que je vis avec les Ivoiriens, que je sais leurs difficultés, que je suis conscient qu’il reste encore beaucoup à faire, mais que je vois, par la même occasion, l’extraordinaire transformation que notre pays connaît depuis environ cinq ans. Ne nous laissons donc pas tromper par cette apparence de ‘’rien ne va’’», conclura-t-il sur cette affaire.

JMK

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JMK Ahoussou
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