Demande de trêve sociale :Voici les raisons du Gouvernement

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Société

L’idée d’une trêve sociale, émise par le Premier ministre, Amadon Gon Coulibaly, le 23 février 2017, quand il rencontrait les syndicats a été approfondie par le porte-parole du Gouvernement, Bruno Nabagné Koné, au sortir du conseil des ministres, le mercredi 8 mars 2017.

 Selon lui, à travers cette trêve sociale, le Gouvernement veut convenir avec les organisations sociales d’un moment plus ou moins long d’accalmie, faire en sorte que chacun puisse se concentrer sur son travail, et qu’il ait toute la latitude de déployer son programme. Dans la suite de son développement, on retient que la trêve sociale a été demandée pour permettre à l’économie, de créer des richesses qui seront distribuées. L’important, à l’en croire, c’est que le Gouvernement ait les moyens de répondre aux revendications. « (...) Pour y répondre, c’est au minimum, un pays qui est en paix et surtout un pays qui est au travail, et qui produit de la richesse », a expliqué Bruno Koné.

La Plateforme des organisations professionnelles du secteur public de Côte d’Ivoire (Pfn), qui faisait activement des observations sur le document à elle remise, la veille, par le ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, Abinan Pascal, sur le comité qui devrait être mis en place pour plancher sur les modalités de la trêve, jointe par téléphone, nous a fait savoir: ‘’ Nous irons en Assemblée générale ce vendredi (demain, Ndlr). Ce sera pour faire le point du mois de février accordé au Gouvernement pour les négociations et dégager la position à adopter'’.

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De son côté, Abonga Jean Yves, le porte-parole de l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (Ifci) que nous avons également contacté par le même moyen de communication, a soutenu que des syndicats sont en tournée à l’intérieur du pays pour faire la lumière sur les acquis de la grève de janvier dernier. ‘’ Nous n’allons pas en Assemblée générale pour le moment. Concernant la trêve, nous allons aviser. Nous sommes en train de faire des observations sur la constitution du comité qui devrait être validée par arrêté pour travailler sur les modalités de la trêve sociale demandée par le Gouvernement'’, a-t-il fait prévaloir. Rappelons que le paiement du stock des arriérés, resté sans réponse, suite à la grève de trois semaines en janvier, constitue la pomme de discorde entre le Gouvernement et les syndicalistes qui avaient menacé de reprendre la grève, après février, si cette revendication n’était pas satisfaite.

 

Dominique FADEGNON

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