Sommés de quitter la cité pénitentiaire : Ce que préparent les agents de la Maca

Société
Publié le Source : Soir info
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Le Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Sansan Kambilé, a demandé aux agents qui n’ont pas droit d’habiter la cité pénitentiaire de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), à Yopougon, de libérer les appartements, au plus tard, début octobre 2017.

C’était le samedi 19 août 2017, lors de la rencontre que celui-ci a eue avec les personnels, au Palais de Justice d’Abidjan-Plateau, pour permettre à la trentaine de gardes arrivés de Bouaké, depuis décembre 2016, d’avoir un logement à proximité de leur lieu de travail, et de réagir en cas d’urgence. Le mercredi 23 août 2017, des concernés que nous avons joints par téléphone, ont soutenu ne pas engager de bras de fer, encore moins de polémique avec le ministre. Parce qu’ils les a ‘’beaucoup aidés'’. ‘’ Nous envisageons de proposer à l’intendance, que les familles de défunts quittent, de même que les familles d’agents mutés depuis des années mais qui sont encore là. Pour ce qui est des agents en formation à l’Institut national de formation judiciaire (Infj), qui sont en fonction à la Maca, et qui ont été admis à ce concours, nous pensons qu’ils peuvent rester jusqu’à ce qu’ils soient mutés, puisqu’ils finissent, à la fin de cette année, leur formation'’, nous a-t-on appris.

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Les agents ont expliqué qu’ils ne savent pas comment avoir des logements en moins de deux mois dans Abidjan. ‘’ Ce qu’on paie, en ce moment aux agents d’encadrement comme indemnité de logement, c’est 50 000 francs Cfa, 60 000 francs Cfa pour les contrôleurs et 70 000 francs Cfa pour les attachés. Cela devrait-il suffire pour payer la caution de six à un an, alors que nous avons deux ans d’impayés de baux ? Nous disons non. Il nous faut du temps pour nous trouver un logement. Et puis, il faut qu’on procède par remplacement, lors des mutations. Cela veut dire que si un agent de Bouaké vient à Abidjan, en libérant son appartement de là-bas, celui qu’il remplace ici, ira occuper son logement. Trop de personnes sont venues'’, ont fait savoir des agents.

Notons que sur les 205 logements que compte la cité, cent neuf sont indûment occupés par cinquante-trois agents en formation. 38 fonctionnaires ou agents de l’Etat travaillent dans des services du ministère de la Justice, et 18 agents mutés sont encore dans les logements avec leurs familles.

                                                         

Dominique FADEGNON

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