Science et technologie pour l’essor de l’Afrique : Une Ong en fait son cheval de bataille

Société
Publié le Source : Linfodrome
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Inculquer le goût de la science et de la technologie à l’enfant dès le bas âge, en vue d’un développement durable et harmonieux de l’Afrique en général et la Côte d’ivoire en particulier.

 

Tel est, entre autres, l’objectif que veut atteindre l’Association d’aide à l’équipement scolaire et culturel d’Orléans (Aesco) qui multiplie des actions dans ce sens. Pour mieux y parvenir, l’ association vient d’ouvrir un centre ludo-scientifique pour l’initiation et l’adaptation de l’enfant à la science et à la technologie. La cérémonie inaugurale de ce centre a eu lieu le samedi 22 décembre à Cocody.

A cette occasion, Anne Fréderic Amoa, présidente de Aesco international Côte d’Ivoire a expliqué que son Ong vient répondre à la question du retard pris par l’Afrique en général et la Côte d’Ivoire en particulier face à la science et à la technologie. « Le monde d’aujourd’hui a beaucoup progressé grâce à la science. Il est difficile d’imaginer un monde sans la médecine moderne, l’électricité, les transports et les télécommunications. En s’installant en Côte d’Ivoire, Aesco entend accroître l’intérêt des élèves pour l’enseignement et les carrières scientifiques. Ce centre ludo-scientifique, plus qu’un jeu, est une réponse stratégique à grande échelle qu’elle entend implémenter et partager avec sa jeunesse pour renforcer les liens entre l’enseignement et les sciences et les carrières scientifiques et technologiques. L’Aesco procède à l’inauguration officielle pour attirer l’attention de tous sur l’existence de ce centre. C’est donc un appel qu’elle lance à l’endroit de la communauté universitaire et industrielle, les professeurs de sciences et professionnels, pour s’approprier ledit centre. Aider les élèves à comprendre l’importance de la science et de la technologie, aider les jeunes gens à se distraire un peu et leur permettre de s’intéresser au progrès scientifique et les avancées technologiques constituent l’une de nos priorités pour la bonne cause, car des enquêtes révèlent que les jeunes des pays sous-développés ne donnent pas une grande valeur à la science, à la technologie, à l’ingénierie ni aux mathématiques. Ils pensent que l’apprentissage de la science n’est pas important ou n’augmente pas leurs perspectives de carrière. », a indiqué Anne Fréderic Amoa.

Quant au professeur Merawa Mohammadou, conseiller technique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, par ailleurs parrain de la cérémonie, a signifié que ce retard est dû au faible intérêt des apprenants à la science et à la technologie. « C’est une problématique qui touche tous les pays africains. La Corée du Sud dans les années 60 avait le même Produit intérieur brut (Pib) que la Côte d’Ivoire. Ils n’ont pas de café, ni du cacao mais ont réussi à se développer. C’est un pays qui a misé sur le capital humain. Ils ont fait de la science une priorité à travers la formation de leurs cadres. Si vous voyez aujourd’hui, le Pib de la Corée il a augmenté alors que le nôtre a baissé. En 2015, un Coréen était 23 fois plus riche qu’un Ivoirien. Aujourd’hui, seulement 3 % des étudiants sont orientés dans les domaines scientifiques. Le chemin à parcourir pour que nos pays arrivent à être émergent est encore long. », a-t-il justifié avant d’inviter les parents à inculquer la culture de la science et de la technologie à leurs enfants. « La responsabilité première revient aux parents d’expliquer aux enfants l’intérêt de la science. Expliquer aux enfants que la science c’est l’avenir. Il faut faire en sorte que de plus en plus les enfants s’habituent à la science. Chaque parent doit initier ses enfants à la science et à la technologie. », a martelé Merawa Mohammadou pour clore ses propos.

Maxime KOUADIO (Stg)