Bien-être des enfants africains : Un Rapport accable la Côte d'Ivoire

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bien-etre-des-enfants-africains-ce-que-revele-un-rapport Namizata Sangaré s'est réjouie de la tenue de ce forum à Abidjan
Société

La Côte d'Ivoire ne figure pas parmi les gouvernements les plus bienveillants envers les enfants indique le Rapport africain 2018 sur le bien-être de l'enfant. Ce rapport a été rendu public ce mardi 18 juin 2019, au cours d'un forum qui s'est tenu au siège du Conseil national des droits de l'Homme, aux II Plateaux.

« Les gouvernements qui sont les plus bienveillants envers les enfants sont Maurice, l’Algérie, la Tunisie, l'Afrique du sud, Cabo Verde, l’Égypte, la Namibie, les Seychelles, le Swaziland, le Maroc et le Lesotho », révèle ce Rapport. La Côte d'Ivoire ne figure pas sur cette liste. Et, le Rapport de préciser que les scores relativement élevés des gouvernements « les plus bienveillants » reflètent leurs efforts constants pour réaliser les droits et le bien-être des enfants.La Ce d'Ivoire est classée 28 ième sur 52 États, après le Soudan (27), le Burkina Faso (24) et le Bénin (23) dans la catégorie "Assez Bienveillants".

« Nous venons de recevoir ce Rapport sur le bien-être des enfants africains. En le parcourant, j'ai retenu trois aspects. Il révèle de l'éducation qu'il qualifie de piètre pour un bon nombre d'enfants africains qu'il faut améliorer. Le deuxième aspect, c'est la malnutrition qui a des impacts sur les enfants (des maladies infantiles et des décès éventuellement). Le troisième aspect c'est la question de l'employabilité de la jeunesse. Une jeunesse oisive est exposée à de nombreux risques que nous savons, que nous appelons les enfants en conflit avec la loi et les conséquences seront sur la paix, la sécurité, etc. », a commenté Gustave Gbanhé, vice-président du Forum des Ong et association d'aide à l'enfance en difficulté (Forum des Ong).

Pour lui, c'est pratiquement les mêmes problèmes que note  ce Rapport concernant la Côte d'Ivoire.
« C'est vrai le gouvernement a pris la décision que l'éducation soit obligatoire pour tout le monde. mais, si vous parcourez aujourd'hui la Côte d'Ivoire, il y a certains enfants qui n'ont pas encore accès à l'école. Entre autres,  les enfants en situation de handicap, qui n'ont pas du tout accès à l'éducation. Vous allez au Nord, par exemple, vous trouverez des enfants qui ont l'âge d'aller à l'école mais qui ne sont pas encore scolarisés. Il y a également la malnutrition. Certains enfants n'ont pas accès aux soins de qualité et la jeunesse qui est exposée aux problèmes d'emplois », a-t-il fait observer.

Ce Rapport, a-t-il noté interpelle les États africains à s'engager à appliquer les textes de loi qu'ils ont signés et ratifiés. « Il ne suffit pas simplement de signer et de ratifier mais, il faut mettre ces textes en application », a insisté le vice-président du Forum des Ong.

Pour sa part, Namizata Sangaré, présidente du Conseil national des droits de l'Homme, a salué cette initiative qui vise à promouvoir des mesures urgentes et transformatrices attendues des gouvernements africains afin de réduire significativement la malnutrition, améliorer l'accès à la santé et à la qualité de l'éducation et des opportunités d'emplois aux populations rapidement croissantes de jeunes sur le continent.
« Ce lancement est une piqûre de rappel sur la problématique des droits de l'enfant et sur notre responsabilité à les protéger sur le continent africain. Elle nous interpelle sur notre devoir qui se résume en que faisons nous pour protéger les enfants ; qu'est-ce qui a été fait ; que reste-il à faire ; que devons faire pour leur offrir une égalité de chance et davantage d'opportunités  de ben-être »,a-t-elle souligné.

Jonas BAIKEH