ONUDC : Création d’un réseau régional pour la lutte contre la drogue et le crime en Afrique de l’ouest

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onudc-creation-d-un-reseau-regional-pour-la-lutte-contre-la-drogue-et-le-crime-en-afrique-de-l-ouest Des experts réfléchissent à la création d'un réseau sous-régional pour lutter contre la drogue et le crime en Afrique de l'Ouest
Société

L’Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime (ONUDC) tient une conférence régionale « centres/pôles régionaux et réseau des institutions de criminalistique en Afrique de l’Ouest » les 26 et 27 juin 2019 dans un établissement hôtelier dans la commune du Plateau. Ce, en collaboration avec la CEDEAO et l’Union Européenne.

La mise en place des centres/ pôles régionaux en criminalistique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de plusieurs rencontres d’experts d’application de la loi qui ont souligné la nécessité de créer des réseaux spécialisés dans la région.

Cette conférence doit aboutir, au final, à la présentation des travaux préparatoires à la rédaction des statuts du réseau régional des institutions de criminalistique en Afrique de l’Ouest. A ce propos, le Général Krouma, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Diakité Sidiki, a relevé la pertinence des résolutions qui doivent découler des différents travaux.

« Aujourd’hui, il est plus que nécessaire d’activer tous les dévoués de la lutte dans une synergie d’actions, une coopération internationale hardie à l’effet d’échanger des informations et de bonnes pratiques. C’est pour cette raison que nous sommes réunis ici aujourd’hui, pour mettre en réseau nos compétences avec l’appui de la police technique et scientifique », a-t-il énoncé dans son discours d’ouverture.

Le Général Krouma ajoute qu’il faut renforcer les capacités de la police technique et scientifique car pour lui, cela contribuera à éradiquer le problème de la drogue depuis la racine. « La chaine judiciaire en matière de crime classique, de crime contre la drogue est très importante à alimenter et à renforcer. Ce renforcement passe justement par la police technique et scientifique parce que celle-ci va nous permettre de minimiser les erreurs judicaires, de déterminer avec exactitude la nature des drogues saisies, utilisées et consommées. Si la nature de la drogue n’est pas déterminée, la prise en charge est difficile. Et si la gestion des scènes de crime n’est pas bien adressée pour établir des preuves scientifiques, évidemment les trafiquants de drogue passeront toujours entre les mailles du filet » a-t-il indiqué.

Rappelons que le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Cap Vert sont les trois centres/pôle pilote régionaux en Afrique de l’Ouest.

Alain B. Zadi