Côte d’Ivoire : Plusieurs dizaines de commissaires, des officiers et sous-officiers de Police veulent descendre sur le ministère de la Sécurité

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Publié le Source : Soir info
cote-d-ivoire-plusieurs-dizaines-de-commissaires-des-officiers-et-sous-officiers-de-police-veulent-descendre-sur-le-ministere-de-la-securite Plusieurs fonctionnaires de Police ne sont pas contents.

Leur menace est à prendre au sérieux. Eux, ce sont au moins quatre-vingt (80) commissaires de Police, des officiers et sous-officiers de la Police nationale qui comptent se faire entendre les jours à venir. Cette colère de ces fonctionnaires de la Police nationale trouve son origine dans l’absence d’affectations ordinaires depuis près d’une décennie.

« Depuis 2011, il n’y a pas eu d’affections à proprement dit. C’est par affinité et c’est un groupuscule qui est concerné. Il faut des affectations normales, afin que les services soient dynamiques », a expliqué T.J., sous-officier de Police qui dit être cloîtré dans un commissariat du nord d’Abidjan depuis 2010.

La grande colère est venue des commissaires de Police qui ont quitté l’école depuis cinq mois. « Nous sommes maintenant à notre cinquième mois sans affectation. Nous sommes commissaires de Police à la maison. Comme conséquence, ce long temps sans service pourrait jouer sur notre carrière ou avancement et cela, nous n’allons pas accepter», a pesté un commissaire, le mardi 30 juillet 2019, lorsque nous l’avons interrogé à Treichville. Pour lui, ses collègues et lui se tournent les pouces.

La troisième catégorie de fonctionnaires de Police qui contiennent difficilement leur colère, sont ceux issus des cas sociaux. « Contrairement à la gendarmerie où il y a des services dédiés aux grands malades, la Police nous laisse dans nos services habituels. Nous sommes malades et travaillons. Quels résultats voulez-vous obtenir ? Ils veulent qu’on meurt dans les bureaux ? », s’est indigné l’adjudant-chef G.U. qui dit être à 4 ans de sa retraite, mais qui souffrirait d’un diabète avancé et d’une hypertension.

Tous ces « porte-paroles » des indignés de la Police nationale pointent du doigt un responsable au cabinet du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, qui bloquerait les affections et ne semble pas donner d’informations crédibles au ministre Sidiki Diakité.

M’BRA Konan