Après le message de Ouattara à la nation face au Covid-19/ Des Ivoiriens: « nous sommes inquiets »

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apres-le-message-de-ouattara-a-la-nation-face-au-covid-19-des-ivoiriens-nous-sommes-inquiets Des populations gardent encore des doutes. (Photo d'archives)
Société

Le discours à la nation délivré par le chef de l'État, Alassane Ouattara pour stopper la propagation de la maladie à coronavirus (Covid-19) n'a pas ôté toutes les craintes et rassuré tous les Ivoiriens. Certains sont encore inquiets et l'ont confié à Linfodrome ce mardi 24 mars 2020, au cours d'une conversation téléphonique.

« C'est un ensemble de mesures que nous saluons, d'emblée, quoique le gouvernement tarde à mettre en œuvre des mesures drastiques. Surtout les prises en charges des malades du covid-19. Parce qu'il faut reconnaître que la Côte d'Ivoire n'a pas le plateau technique susceptible de prendre en charge un certain nombre de cas. Aujourd'hui on parle de 25 cas, c'est soutenable. Mais, si ça passe à cent (100) ou mille (1000) ? Qu'est-ce que ça va devenir ? Nous nous inquiétons pour cela », ont fait observer nos interlocuteurs.

Qui doutent par ailleurs de l'efficacité de « l'auto-confinement ». « Le président Ouattara aurait dû décréter le confinement général de tout Abidjan pendant 2 à 3 semaines pour stopper la progression de la maladie. Ça ferait mal un coup et puis on avancerait. Mais, à cette allure, ça va traîner. En espérant que des complications ne s'y ajoutent. Pis, comment vérifier que ceux qui se sont auto-confinés respectent leur parole. On ne peut pas être dans l'à-peu-près, l'incertitude pour gérer c genre de crise », ont-ils souligné.

Notons que la Côte d'Ivoire est touchée par le virus à couronne et enregistre 25 cas confirmés. En réaction, le président de la République, Alassane Ouattara a pris 8 importantes mesures dont la fermeture de tous les maquis et restaurants à compter de ce lundi 23 mars 2020 à minuit, après celle des bars, des boîtes de nuit, des cinémas et des lieux de spectacle ; l'instauration d'un couvre-feu de 21h00 à 5h00 du matin, à compter du mardi 24 mars ; la régulation des transports interurbains, intercommunaux, intra-communaux et l'interdiction des déplacements non autorisés entre Abidjan et l'intérieur du pays ; le confinement progressif des populations par aire géographique, en fonction de l'évolution de la pandémie et la création de couloirs humanitaires pour venir en aide aux personnes ou aux communautés ayant un besoin urgent d'assistance.

Jonas BAIKEH