Côte d'Ivoire

Formation professionnelle : La Covid19 ruine les espoirs des fondateurs du privé

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formation-professionnelle-la-covid19-ruine-les-espoirs-des-fondateurs-du-prive Mendé Stéphane, directeur général du Groupe MGS
Société

C'est un secret de polichinelle. La pandémie de la covid19 a sérieusement impacté tous les secteurs d'activités de l'économie nationale. Le domaine de la Formation professionnelle du privé n'est pas demeuré en reste. Dans un entretien accordé à votre sire préféré, le mercredi 22 juillet 2020, Mende Stéphane, directeur général du Groupe Mgs basé dans la commune de Bonoua, nous en dit plus sur les difficultés du secteur à l'aune de la covid19.

D'entrée de jeu Mende Stéphane a évoqué les raisons qui ont motivé un grand nombre de professionnels du secteur à s'investir dans la formation professionnelle. A l'en croire, cela est parti du constat que beaucoup de déscolarisés, s'adonnaient à des vices parce que oisifs. Il fallait donc, à l'en croire, récupérer ces jeunes généralement d'un bas niveau pour leur donner une formation qui aboutit à un métier. A ce niveau, note-t-on, il y a un brin de « satisfaction car beaucoup de jeunes ont été insérés de cette façon ». Et ce, « grâce à la qualité des enseignements dispensés et la grande compréhension des partenaires qui accordent des stages en entreprise et de l'emploi » se réjouit le fondateur. Ce qui fait dire à Mende Stéphane que la « formation professionnelle aide à réduire le chômage des jeunes ». Il estime, pour ce faire, que l'Etat ivoirien doit soutenir leur « domaine d'activité qui épaule l'Etat dans sa politique de prise en charge de la jeunesse ».

Le directeur général de Mgs insiste sur le fait qu'avant la covid19, du fait de la mévente des produits agricoles, les parents-d ‘élèves ont eu des difficultés à honorer leurs engagements en ce qui concerne les frais de scolarité. Pire, « pendant la crise sanitaire, nous avons fermé nos portes mais il fallait régler les charges locatives de l'établissement et les salaires du personnel », a énuméré le jeune entrepreneur. Pour qui la soumission faite aux fonds d'appui sera une sorte de bouffée d'oxygène pour leur outil de travail. « Nous avons souscrit aux fonds d'appui mis en place par le gouvernement. Mais on nous demande de patienter pour avoir gain de cause » dit-il. A cela, il souhaite que l'Etat sollicite davantage le privé pour l'orientation après le Bepc.

J.Bédel (Correspondant régional)