Festival de Nouvel Ousrou : Une plateforme culturelle pour le développement local

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festival-de-nouvel-ousrou-une-plateforme-culturelle-pour-le-developpement-local Les fils et filles du village de Nouvel Ousrou ont valorisé la culture du peuple odjoukrou.
Société

La première édition du festival ‘’Dibô e Sewel’’ a tenu toutes ses promesses. Les festivaliers ayant marqué le coup par une mobilisation exceptionnelle. Initialement prévu pour se tenir du 26 au 29 août 2020 dans le village de Nouvel Ousrou, le festival ‘’ Dibô e Sewel’’ qui signifie ‘’ la manière d’être des populations de Nouvel Ousrou’’, s’est déroulé du jeudi 3 au samedi 5 septembre 2020. Cet événement pour la valorisation de la culture du peuple odjoukrou, s’est articulé autour du thème : «La culture authentique des Adjoukrou d’Ousrou». Concours de beauté, animations, danses traditionnelles et autres parades ont figuré au menu de cette fête.

A l’ouverture, le commissaire général Landry Metch, a expliqué que le festival a pour mission d’intégrer les objectifs culturels aux stratégies de développement du village de Nouvel Ousrou situé à une vingtaine de kilomètres de Dabou, sur la route de Sikensi. Ce festival, a-t-il dit, vise à encourager la coopération culturelle interne. A travers le ‘’Dibô e sewel’’ festival, a fait remarquer Landry Metch, il s’agit de développer toutes les valeurs dynamiques du patrimoine culturel du peuple odjoukrou. Et cela, par l’appropriation réelle du capital historique existant en vue de mettre en avant cet élément fondateur de l’identité du peuple odjoukrou afin de les promouvoir.

Pour lui, ce festival est un prétexte pour faire connaître au monde la richesse culturelle de son peuple. Les bonnes perspectives qu’affiche ce festival, a-t-il reconnu, sont dues aux soutiens des fils et filles du village et de certains partenaires. «Nous sommes à la première édition, il y a eu certainement des ratés, mais nous reviendrons plus aguerris l’année prochaine où nous réservons à nos invités des surprises», a dit le commissaire général.

Landry Metch a appelé à la cohésion des fils du village de Nouvel Ousrou et par extension de toute la région des Grands Ponts. «Pas d’entente, pas de développement», a-t-il expliqué. «Nous devons construire la cohésion autour d’une valeur commune. Cette valeur, c’est la culture», a souhaité l'homme.

Le co-parrain, Yoboué Gnagne Roland, a exhorté les populations à enterrer définitivement la hache de guerre qui plonge le village dans le sous-développement. «Rien n'est plus grand que la paix et le vivre ensemble», a-t-il conseillé.

Pour sa part, Yedmel Lucie Laure, marraine, s'est dite très émue de l'esprit qui a prévalu. « Les populations ont soif de la paix. Tout le monde a compris que l'union et la fraternité transcendent tous les problèmes. Nous devons vivre le renouveau à Nouvel Ousrou », a-t-elle traduit tout en félicitant les organisateurs du festival.

Notons que les villages de Lopou, Okpoyou et Youhoulil ont apporté leur soutien à la réussite de ce festival.

 

Landry BEUGRE