Lutte contre le travail des enfants : SOS Village d’Enfants retire des marchés 200 enfants porteurs de bagages et leur promet un bel avenir

Publié le
lutte-contre-le-travail-des-enfants-sos-village-d-enfants-retire-des-marches-200-enfants-porteurs-de-bagages-et-leur-promet-un-bel-avenir Sos village d'Enfants promet un bel avenir aux enfants s'adonnant au métier de portefaix.
Société

Après la phase I du projet  à succès « Tantie bagage », place à présent à la deuxième phase qui s’annonce avec de grandes couleurs. Cette seconde phase prévoit en effet, l’encadrement de 200 enfants qui s’adonnent au métier de portefaix dans les marchés d’Abobo et de Yamoussoukro. Le projet « Tantie bagage », vient ainsi, favoriser l’insertion professionnelle de jeunes filles à travers la formation et l’encadrement.

Initiée en octobre 2020 par « SOS Village d’Enfants » Côte d’Ivoire, la phase II du projet « Tantie bagage », se veut plus concrète. Elle ambitionne de lutter efficacement contre le travail des enfants dans les marchés de Côte d’Ivoire. A ce jour, le projet « Tantie bagage », a soustrait des marchés d’Abidjan-Abobo et de Yamoussoukro 200 jeunes filles (95 du marché d’Abobo et 105 du marché de Yamoussoukro) du métier de portefaix estimé inadapté à leur âge (06 à 17 ans). Ces dernières seront encadrées sur une période de 18 mois. Pour couronné le tout, « Sos Villages d’enfants », a mis à la disposition des jeunes filles sélectionnées, des tablettes numériques devant leur permettre de suivre les cours de coutures, d’alphabétisation, pour celles d’entre elles, non scolarisées et des cours scolaires pour celles, étant toujours dans le système scolaire. La remise symbolique des tablettes a eu lieu ce samedi 13 mars 2021 à SOS Village d’Enfants d’Abobo.

« Sur les 95 jeunes filles à Abobo, 70 sont scolarisées. Nous les accompagnons dans le cursus en les aidant à faire leurs exercices scolaires à travers les tablettes pour qu’elles aient les meilleurs résultats pour ne plus qu’elles retournent dans les marchés. Les 25 autres filles non scolarisées, seront resocialisées à travers des formations : la couture, la coiffure, l’onglerie ou le métier de leur choix. Le projet Tantie Bagage 18 mois. Celles qui ont plus de 16 ans seront installées à hauteur d’un (01) million de francs CFA par jeune fille pour qu’elles puissent se prendre en charge.», explique Kouadio Annick, coordinatrice du projet « Tantie bagage ».

A cela, s’ajoute le renforcement des activités génératrices de revenus des parents des enfants. « L’objectif étant que les parents aient les ressources financières adéquates pour ne plus que les enfants regagnent les marchés. », précise Kouadio Annick. Non sans manquer de tirer la sonnette d’alarme quant aux dangers qu’encourent les enfants qui s’adonnent au métier de portefaix. « Ces enfants et jeunes à travers cette activité s’exposent à tous genres de violences, d’abus et d’exploitation, y compris le risque de contamination à la Covid-19, pouvant nuire à leur santé, leur vie et leur développement. Certains d’entre eux encore scolarisés, courent le risque d’abandonner l’école pour s’adonner à cette pratique.», a martelé la coordonnatrice du projet « Tantie bagage».

 

Maxime KOUADIO