Effondrement d’immeubles à Abidjan : Bruno Koné se dédouane et "accuse" les maîtres d'ouvrages

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effondrement-d-immeubles-a-abidjan-bruno-kone-se-dedouane-et-accuse-les-maitres-d-ouvrages Bruno Koné a mis en cause la responsabilité des maîtres d’ouvrages.
Société

Au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi 22 mars 2021 à son cabinet d’Abidjan-Plateau, le ministre de la Construction du Logement et de l’Urbanisme, Bruno Koné, s’est dédouané et a mis en cause les maîtres d’ouvrages sur les questions d’effondrements d’immeubles à Abidjan. Il s’est prononcé suite à une visite effectuée sur les lieux des récents effondrements d’immeubles dans la commune de Cocody, à Anono et à la Riviera Bonoumin, ce lundi.

Le ministre de la Construction du Logement et de l’Urbanisme est formel. Il a dénoncé une « irresponsabilité de certains maîtres d'ouvrages » qui conduit malheureusement à des effondrements d’immeubles meurtriers dans la ville d’Abidjan.

Bruno Koné a rappelé un décret de juillet 2019 sur lequel il a insisté. « Le maître d’ouvrage est le seul responsable de la stabilité du bâtiment. Il n’y pas de discussions là-dessus. Le premier responsable, c’est le maître d’ouvrage. C’est à lui de mettre à la tâche des personnes qualifiées », a martelé le ministre. Il a ajouté que des maîtres d’ouvrages profitent parfois de « la faiblesse des moyens de contrôle pour contourner les obligations à leurs charges ».

Selon Bruno Koné, le gouvernement ivoirien a pris depuis plusieurs années des mesures et des textes de lois ont été adoptés pour assainir le secteur de la construction et du logement dans le pays. Et ainsi éviter des effondrements d’immeubles qui entraînent de nombreuses pertes en vies humaines, entre autres.

 

Le ministre a également révélé que des villages refusent que les forces de l'ordre et les services du ministère de la Construction du Logement et de l’Urbanisme fassent leur travail chez eux. Bruno Koné a cité en exemple le village d’Anono, où a eu lieu récemment un effondrement meurtrier. Il a surtout exhorté les villages à accompagner l’Etat, dont l’action ne menace pas leurs intérêts. « L’action de l’Etat, c’est pour leur sécurité », a garanti le ministre.

Eddy BIBI