Education nationale : La Cosefci annonce d'une grève illimitée et le boycott des examens de fin d'année si rien n’est fait

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education-nationale-la-cosefci-annonce-d-une-greve-illimitee-et-le-boycott-des-examens-de-fin-d-annee-si-rien-n-est-fait Assemblée générale, les membres du bureau de la Cosefci.
Société

La Coalition des syndicats des secteurs formation de Côte d’Ivoire (Cosefci) a tenu une assemblée générale extraordinaire, ce mercredi 28 avril 2021, à Yopougon.

Après une tournée des secrétaires généraux dans toute la Côte d’Ivoire, il était important pour la (Cosefci) de remobiliser la base des syndicats. C’est dans cette optique, la coalition (Cosefci) a organisé cette Assemblée générale extraordinaire.       

Selon le porte-parole de la (Cosefci), les choses prendront une autre tournure dans nos établissements scolaires si le gouvernement ne fait pas face aux doléances. Suite à la suspension des salaires de janvier 2020, les enseignants membres de la Coalition du secteur éducation/formation de Côte d'Ivoire (Cosefci) entendent durcir le ton: une grève illimitée est en vue.

Le  secteur éducatif ivoirien connaitra des perturbations si rien n’est fait. Pour bien faire, la coalition du secteur éducation et formation de Côte d’Ivoire a commencé par un appel en ce début d’année 2021. Elle a adressé des courriers aux autorités sans suite favorables, la Cosefci invite le gouvernement à franchir le dernier palier des discussions. Pour Kouamé Bertoni le porte-parole de la (Cosefci), le gouvernement doit reverser tous les salaires retenus afin d’éviter à l’école d’autres fermetures. Car quelques soient les embûches du chemin, elle n’entend pas renoncer à la revalorisation des indemnités de logement des enseignants.


Toujours dans le même ordre, il a déploré les conditions de traitement social du corps éducatif.  Depuis plusieurs années, la lutte des enseignants pour de meilleures conditions est réprimée de façon la plus laide en Côte d’Ivoire avec des emprisonnements, bastonnades, gel des comptes chèques et des comptes d’épargne et la  suspension des salaires. Face à un tel constat, le porte-parole syndical a indiqué que plusieurs courriers adressés aux autorités à l’effet d’un changement  de pratiques sont restés sans réponses jusqu’à ce jour.

Poursuivant son intervention le porte-parole de la (Cosefci) rappelle les différentes revendications, entre autres : la revalorisation de l’indemnité de logement, la suppression des cours de mercredi au primaire, relèvement au double de toutes les primes liées aux examens scolaires, la mise en place des intendances intégrées aux centres d’examens et de la rémunération de la surveillance. Il indique aussi, le paiement de 500.000F dû à chaque enseignant ex-contractuel au titre des émoluments non payés de janvier à mai 2014. Puis l’intégration à la fonction publique du résiduel des radiés en 2014 pour fait de grève.  La (Cosefci) réclame également la suppression de l’emploi instituteur adjoint (IA). Le porte-parole de la (Cosefci) a laissé entendre : « La grève n’est pas un plaisir mais un moyen pour se faire entendre ». A-t-il indiqué. A cela il faut ajouter, les résolutions de l’Assemblée générale extraordinaires comme suit :

1 : Un arrêt de trois jours de travail dont les modalités seront défini ultérieurement.

2 : la rétention des notes pour le deuxième semestre.

3 : le boycott des examens scolaire   

 Tout en invitant les enseignants à se tenir prêts pour la suite du combat.