Ouragahio : Une institutrice bastonnée, les écoles fermées

Société
Publié le Source : Soir info
ouragahio-une-institutrice-bastonnee-les-ecoles-fermees La situation a provoqué des blessures et des saignements intimes attestés par les examens médicaux de l'enseignante.

Tous les établissements scolaires de la sous-préfecture de Ouragahio sont fermés pour 48 heures, du lundi 17 au mardi 18 mai 2021. C'est un mot d'ordre de la coordination des syndicats des enseignants du primaire et secondaire de cette localité, pour protester contre la bastonnade dont a été victime leur collègue Mme Malan née Allaba Prisca, enseignante à l'Epp Gado Marguerite de Gnaliepa, dans la commune de Ouragahio de la part d'éléments de la brigade de gendarmerie de Ouragahio.

Une situation qui a provoqué des blessures et des saignements intimes attestés par les examens médicaux de l'enseignante, selon nos sources. « Après plusieurs jours d'observation et de négociations, nous avons décidé en assemblée générale d'observer deux jours d'arrêt de travail, du lundi 17 au mardi 18 mai 2021, pour protester contre cette situation. Parce que nous ne pouvons pas accepter que des forces de l'ordre, qui sont censées assurer notre sécurité, se transforment en bourreaux des enseignants », a réagi Baya Samson, secrétaire national du Syndicat des instituteurs pour une nouvelle vision de l'Ecole en Côte d'Ivoire (Synove), en compagnie de ses camarades syndicalistes.

Pour les faits, nos interlocuteurs expliquent que c'est lors d'un contrôle de routine, le mardi 4 mai 2021, dans la commune de Ouragahio, que leur collègue a été violemment brutalisée par des gendarmes pour avoir protesté contre une amende qui lui a été infligée pour non-port de casque sur une moto, alors que d'autres usagers ayant commis la même faute n'ont subi aucune verbalisation. Joint par téléphone, le lundi 17 mai 2021, l'époux de la victime, Jean Malan, conseiller pédagogique en service à Divo, a décidé de donner une suite juridique à l'affaire en saisissant le tribunal militaire pour obtenir réparation, parce que, selon lui, son épouse qui a fait tous les examens médicaux, souffre en ce moment de douleurs à la hanche et de saignements intimes. Au moment où nous mettions sous presse, nous avons appris qu'une rencontre entre le sous-préfet de Ouragahio et les enseignants devrait se tenir pour certainement dénouer la crise.

 

Claude KOUDOU (Correspondant régional)