Guitry/ Dairo-Didizo : La Journée mondiale contre le travail des enfants et celle de l'enfant africain célébrées à l'Epp Gly

Société
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guitry-dairo-didizo-la-journee-mondiale-contre-le-travail-des-enfants-et-celle-de-l-enfant-africain-celebrees-a-l-epp-gly La Côte d'Ivoire reste déterminée à continuer la lutte contre le travail des enfants.

La Journée mondiale contre le travail des enfants et celle de l'enfant africain ont été célébrées à Guitry, Dairo-Didizo, précisément à l'Epp Gly, mercredi 16 juin 2021.

"Je voudrais souligner que le projet qui nous mobilise ici, ce mercredi 16 juin 2021, est le fruit d'une volonté des acteurs, des industriels du secteur de cacao en Côte d'Ivoire, notamment Mondelèz et Barry Callebaut qui ont décidé d'accompagner les efforts du gouvernement ivoirien sur la question de lutte contre le travail des enfants. Comme vous le savez, la protection de l'enfant de façon générale et spécifiquement en milieu rural, dans les communautés productrices de cacao notamment, reste une préoccupation majeure des pouvoirs publics et des partenaires au développement. Solidaridad à travers ce projet contribue à sensibiliser des ménages des producteurs sur les thèmes liés à la protection des enfants par les comités de protection des enfants (CPE); assurer une assistance et la prise en charge des enfants victimes de traite; améliorer la synergie d'action des différents acteurs pour assurer une réponse holistique aux problèmes de protection des enfants par le suivi et évaluation. Par ailleurs, chaque année, le 12 juin marque la Journée mondiale contre le travail des enfants. Aussi, pour l'édition du 16 juin 2021, le thème de la Journée de l'Enfant Africain retenu par nos autorités est justement "agissons ensemble pour mettre fin aux travail des enfants". Nous avons voulu donc faire de ces deux dates, une occasion de réaffirmation des droits des enfants ici à Gly." Ces propos sont de N'guessan Serge Apollinaire de l'Ong Solidaridad West Africa.

Il présentait ainsi les motifs de la double célébration. C'était le 16 juin 2021, à l'EPP Gly 2; en présence du sous-préfet de Dairo-Didizo, des responsables de la direction régionale de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, de celles du Travail et de l'Éducation nationale.

À travers chants, poèmes et sketches, les enfants ont traduit leur reconnaissance aux acteurs de protection de leurs droits non sans sensibiliser leurs parents venus nombreux de l'ensemble des vingt localités rurales de la sous-préfecture. "Nous, les enfants, avons des devoirs. Nous le savons et nous ferons tout pour les honorer, mais n'oubliez pas nos droits. Chers parents, l'enfant est un don de Dieu ; il est une personne à part entière qu'il faut respecter et écouter. Nous ne voulons plus de travail au dessus de nos forces. La place des enfants est à l'école", revendiqueront-ils.

Prenant la parole, Bakayoko Mariame, directrice régionale de la Femme, la Famille et l'Enfant s'est voulue ferme." Aux personnes malveillantes, je rappelle que le Gouvernement qui a fait de son cheval de bataille la lutte contre l'impunité mettra tout en œuvre pour faire subir à tout contrevenant la rigueur de la Loi", indiquera-t-elle avant les dispositions mises en place par le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant et du Gouvernement, avec leurs partenaires pour prendre en charge les enfants victimes de travail des enfants ou de traite. "L'opéralisation du 116, la ligne verte destinée à signaler toute les formes d'exactions sur l'enfant est en cours... C'est le lieu de remercier tous les acteurs de la chaîne de production. Notamment les ONG, les leaders communautaires et religieux", a-t-elle salué.

Encouragent les enfants au travail à l'école pour remercier les autorités qui s'investissent un peu plus chaque jour pour leur mieux-être, le sous-préfet de Dairo-Didizo, N'dri Kouamé Thierry, a indiqué aux paysans que la chute des ventes de leurs produits est liée à une mauvaise campagne qui est faite contre la production. "Si vous ne prenez pas toutes les dispositions pour donner un label plus reluisant au cacao ivoirien, c'est des plus values que nous allons perdre", instrura-t-il avant de saluer les acquis : "je sais qu'au niveau de ma sous-préfecture, les pires formes de travail des enfants n'existent pas".

La célébration du 16 juin remonte à 1990 et commémore six cents étudiants massacrés par le pouvoir apartheid de l'Afrique du Sud, le 16 juin 1976 à Soweto. Ces enfants revendiquaient une éducation adaptée à leur réalité.

Alain GBALÉ, correspondant régional