Météo : Voici pourquoi des prévisions sont fausses

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meteo-voici-pourquoi-des-previsions-sont-fausses Le Dg de la Sodexam, Jean Louis Moulot, est également le maire de Grand-Bassam.
Société

Le Directeur général (Dg) de la Société d'exploitation de développement  aéroportuaire, aéronautique et météorologique (Sodexam), Jean Louis Moulot, a relevé le raisons pour lesquelles des prévisions ne sont pas avérées. C'était le mardi 22 juin 2021, sur LifeTv. 

''La météorologie est une science qui établit les prévisions qui sont avérées au plan mondial, à plus de 90 %. La Sodexam et dans la moyenne mondiale. Lorsqu'on observe l'atmosphère, le vent, il peut y avoir des mouvements qui changent mais toujours est-il que nous suivons ces situations heure par heure, et que nous portons l'information lorsqu'il y a des risques.   A partir de 72 heures avant, on peut établir les phénomènes qui vont se produire, et nous actualisons les données toutes les 12 ou 24 heures. Nos données météo sont fiables à plus de 90 %. Nous avons le projet d'installer des radars météo et une  station météo synoptique dans chaque région de la Côte d'Ivoire. Nous sommes en train de développer une application mobile.  Pour une bonne prévision, il faut une observation satellitaire. La Côte d'Ivoire, avec le partenariat, l'a. Ces données ont besoin d'être confortées au sol par les stations météo'', a-t-il fait savoir.

Concernant la pluviométrie, cette année, le Dg de la Sodexam a noté qu'il faut s'attendre au même phénomène que l'an dernier. ''En terme de pluviométrie, nous aurons une pluviométrie sensiblement égale à celle que nous avons eue l'an dernier, mais décalée un tout petit peu  parce que le changement climatique a des incidences sur les saisons des pluies. La grande saison des pluies devait débuter au mois de mars. Elle a démarré avec beaucoup de retard. Nous aurons des pluies qui vont osciller dans une moyenne de 600 mm, ce qui est la normale par rapport à ce que nous avons observé l'an dernier et les années précédentes. Il n'y aura pas d'excédent important pluviométrique, mais nous restons vigilants. Si d'aventure , il devait avoir des pluies qui vont se succéder sur plusieurs jours, d'affilée, à ce moment là, nous allons porter l'information au ministère de l'intérieur'', a-t-il relevé.

Par la suite, Jean Louis Moulot a soutenu que le risque survient lorsque les pluviométries sont observées sur des périodes très courtes. «Lorsqu'il pleut abondamment sur une période de deux ou trois jours,  évidemment, les ouvrages de drainage des eaux de pluie, les caniveaux ne permettent pas d'absorber le flux important, et cela peut entraîner des débordements , des pertes de matériels, des pertes en vie humaine, malheureusement, quelquefois. La population ne doit pas s'alarmer puisqu'il y a des dispositifs qui existent. Il y a un comité interministériel qui a été mis en place pour veiller à cela, et la Sodexam en fait partie. Chaque fois qu'il y a lieu de s'inquiéter, nous publions des bulletins d'alerte qui sont diffusés sur les réseaux sociaux, le site de la Sodexam qui permet de prendre les dispositions aux services d'urgence, l'Onpc notamment, le ministère de l'Intérieur, qui sont les premiers destinataires et les dispositions sont prises, il y a une communication qui est faite autour, lorsqu'on s'attend à des pluies abondantes'', a soutenu l'invité de Life Tv.


Dominique FADEGNON