Côte d'Ivoire

Abolition du travail des enfants : L’intensification de la lutte contre le phénomène recommandée

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abolition-du-travail-des-enfants-l-intensification-de-la-lutte-contre-le-phenomene-recommandee La photo de famille après la cérémonie de lancement de l'année internationale pour l'abolition du travail des enfants
Société

La cérémonie officielle marquant le lancement de l’année internationale pour l’abolition du travail des enfants a eu lieu, ce mercredi 4 août 2021, à l’Espace Latrille Events, aux II Plateaux, dans la commune de Cocody. Mme Sylvie Yao Patricia qui représentait Mme Dominique Ouattara, présidente du Comité National de Surveillance (CNS) des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants, et Marraine de ladite cérémonie, a recommandé l’intensification de la lutte contre le phénomène.

Cette cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale, Adama Kamara, président du Comité Interministériel (CIM) de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants, et de nombreux membres du gouvernement.

Au nom de Madame Dominique OUATTARA, Présidente du Comité National de Surveillance (CNS), marraine de la cérémonie de lancement officiel de l’année internationale pour l’élimination du travail des enfants, Mme Sylvie Yao Patricia a exprimé sa joie d’être avec les invités et fait savoir que la Première Dame de Côte d’Ivoire l’a chargée de leur exprimer ses regrets de ne pouvoir pas y prendre part « à cause des contraintes sanitaires liées au contexte actuel ».

Elle a salué la ‘’présence significative’’ des personnalités venues marquer leur adhésion à cette lutte, particulièrement le Ministre Adama KAMARA, Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale, Président du Comité Interministériel (CIM), et remercié la Ministre Nassénéba TOURÉ, Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Vice-Présidente du Comité Interministériel pour sa mobilisation dans ce combat.

« L’année 2021 a été décrétée par les Nations Unies, année internationale pour l’élimination du travail des enfants, avec comme thème : « AGIR POUR L’ELIMINATION DU TRAVAIL DES ENFANTS », a-t-elle rappelé, avant de souligner que « cette thématique qui est un appel à l’action, nous invite à intensifier nos efforts pour atteindre l’objectif d’aboutir à un monde sans travail des enfants ».

La représentante de Mme Dominique Ouattara a fait savoir que la création en novembre 2011 du CNS et du CIM, ainsi qu’une implication active de tous les partenaires de la lutte contre le travail des enfants, ont permis d’engager des actions vigoureuses à travers la mise en œuvre de 3 plans d’actions successifs. « Ils ont permis de mener des actions dans les domaines de la sensibilisation, de la protection, de la répression et du suivi-évaluation », a-t-elle dit, saluant au passage tous les partenaires qui ont aidé à atteindre ces résultats encourageants : « Ces avancées nous donnent des raisons de croire qu’il est possible d’éradiquer le phénomène du travail des enfants, si nous intensifions nos efforts, même s’il reste encore 790 000 enfants astreints au travail dans notre Pays ». 

Elle a donné plusieurs pistes pour amener toutes les parties prenantes à accroitre leurs actions, pour obtenir des résultats plus significatifs, notamment le renforcement de la lutte de manière vigoureuse, l’extension des actions à l’ensemble du territoire, la prise en compte tous les secteurs d’activités économiques tels que l’agriculture, l’artisanat, les mines, le commerce, le transport ainsi que le secteur domestique, la poursuite du renforcement des capacités de tous les acteurs engagés dans cette lutte, l’intensification du volet de la répression, par la création de 5 nouvelles antennes de police, ainsi que la réalisation d’opérations de police d’envergure, le recrutement de 250 agents de surveillance du travail des enfants, qui seront quotidiennement dans les zones reculées pour s’assurer que les enfants ne sont pas exploités, l’amélioration du taux de scolarisation des enfants… « Il nous incombe à tous, d’agir immédiatement et sans réserve pour que cette année 2021, consacre une régression significative du travail des enfants dans notre Pays », a-t-elle déclaré.

Pour sa part, le ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale, Adama Kamara, président du CIM, a indiqué que le choix de l’année 2021, année internationale pour l’élimination du travail des enfants est une interpellation adressée aux différents Etats sur la nécessité d’intensifier et d’accélérer la lutte contre le travail des enfants, en vue de son élimination. « Conscient de cette nécessité, le gouvernement a entrepris, dès le début de cette année, avec l’appui de ses partenaires, le renforcement et la poursuite des projets et des programmes qui impactent durablement les causes profondes du travail des enfants », a-t-il dit, avant faire un plaidoyer auprès de la Première Dame « sur un sujet de grand intérêt qui permettra d’apporter une solution structurelle à la problématique de la lutte contre le travail des enfants ». Nous y reviendrons.

Adolphe Angoua

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