Enseignement supérieur : Le ministre Adama Diawara et la Banque mondiale s’imprègnent de l’état d’avancement du Pades

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Société

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Professeur Adama Diawara a échangé le lundi 23 août 2021 avec une équipe de la Banque mondiale. Cette rencontre rentre dans le cadre de la restitution de la mission de supervision de la banque mondiale, relativement au Projet d’appui au développement de l’Enseignement supérieur (Pades).

Ces échanges se sont faits par visio-conférence en présence de quelques responsables du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de Dr Toualy Hermann, coordonnateur Adjoint du BCP-Emploi. André Coppola et Patrick Philippe de la Banque Mondiale ont félicité le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour le dynamisme de son équipe technique mise en place dans le cadre du suivi de ce projet. Selon Andréa Coppola, ce qui est entrain d’être réalisé au niveau de l’enseignement supérieur montre l’opportunité du Projet. A savoir l’amélioration de l’Enseignement supérieur et la réalisation de la nouvelle loi sur l’Enseignement supérieur.

Cependant, les fonctionnaires de la Banque mondiale ont relevé qu’un travail doit être fait pour l’assurance qualité des travaux en cours, pour le bon fonctionnement des écoles doctorales et pour la réalisation à temps des autres travaux. Le ministre Adama Diawara, dans son intervention, est revenu sur différents points, à savoir l’amélioration du numérique dans les universités publiques et la loi sur la Recherche scientifique. Le ministre a révélé que toutes les universités publiques sont interconnectées, sauf l’université de Man et celle de San Pedro qui vient de voir le jour. « Le souci de la qualité de la connexion est entrain d’être vue avec Simdci (Société d’infrastructure moderne pour le développement en Côte d’Ivoire). Il y a des problèmes de disponibilité de la connexion en continu, et le coût des data pour les étudiants est prohibitifs », a-t-il révélé.

Le Ministre Diawara a affirmé que beaucoup de choses sont entrain d’être faites. Il s’agit entre autres de la loi sur l’Enseignement supérieur et la Recherche Scientifique. « Cette loi sera soumise pour adoption en Conseil des ministres très bientôt », a-t-il précisé. A cela, s’adjoignent des reformes sur l’orientation des étudiants et sur le recrutement des enseignants ; etc. Quant à l’assurance qualité, le ministre a reconnu qu’il y a un gros souci, mais il y a du travail qui est en train fait pour son amélioration.

Notons que le gouvernement ivoirien et la Banque mondiale ont identifié, dans le cadre de partenariat de pays 2016-2019, un Projet d'Appui au Développement de l'Enseignement Supérieur (PADES) estimé à 100 millions de Dollar US pour accompagner et amplifier les réformes entreprises depuis 2012.Ce projet vise à apporter un soutien au développement de l'Enseignement Supérieur en augmentant l’effectif des étudiants dans les filières professionnalisantes (courtes, en licence et master) ; en améliorant la qualité et la pertinence des formations dans les institutions d’enseignement supérieur publiques et en renforçant les capacités institutionnelles du MESRS et des Etablissements d'Enseignement Supérieur.

Le Pades est comprend 3 composantes. Primo, on a le renforcement de la formation professionnelle de courte durée : repositionner et de diversifier les offres de programmes professionnels de courte durée qui deviendraient une partie importante du système de l’enseignement supérieur ivoirien. Secundo, l’on a l’amélioration de la qualité et de la pertinence de la formation universitaire et de l’INPHB : Renforcer le système académique L-M-D et l’aligner avec les standards internationaux. Tercio, l’amélioration de la gouvernance de l'enseignement supérieur : Renforcer la capacité du gouvernement à coordonner et à piloter le développement de l'enseignement supérieur et moderniser la gouvernance et la gestion des institutions de l'enseignement supérieur.

Le Gouvernement a sollicité et obtenu de la Banque mondiale une avance de fonds pour la préparation du projet gérée par le Bureau de Coordination des Programmes Emploi (BCP-Emploi).


Elvis GOUZA avec Sercom