Abidjan

Plateau : Des professionnels de l’action culturelle manifestent devant la Tour E, voici leurs revendications

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Société

Des fonctionnaires de l’Etat membres du Syndicat national des professionnels de l’action culturelle (SYNAPACI) ont organisé un sit-in, ce jeudi 4 novembre 2021, au rez de chaussée de la Tour E où le Ministère de la Culture et de l’Industrie des Arts et du Spectacle est logé au 22ème étage.

Les agents de l’Etat membres du Syndicats national des professionnels de l’action culturelle (SYNAPACI) ont entamé, ce jeudi 4 novembre 2021 une série d’actions pour demander la signature du projet de décret relatif à l’indemnité de risque et sujétion des professionnels de l’action culturelle avec la date du premier janvier 2022 comme date de prise d’effet dudit décret.

Ces agents ont organisé un meeting au pied de la Tour E au Plateau. Prenant la parole au cours dudit meeting, le secrétaire général du SYNAPACI, Ouattara Ibrahim, conservateur de musée, cadre supérieur du développement culturel, a dénoncé leurs « traitements misérables ».

« Chers camarades, il n’y a pas de protocole. Nous sommes entre nous. Nous sommes entre professionnels de l’action culturelle. Nous sommes entre fonctionnaires. Nous sommes entre cadres moyens, cadres moyens supérieurs et cadres supérieurs de l’administration culturelle. Nous sommes des diplômés sortis des grandes écoles et des universités de l’Etat de Côte d’Ivoire. Pour certains, des universités et des grandes écoles publiques. Nous sommes des fonctionnaires responsables. Nous sommes des syndicalistes responsables. Nous avons des droits et nous avons le devoir de nous battre pour faire respecter nos droits. Cela dure depuis trop longtemps. Depuis pratiquement 50 voire 60 ans, nous avons été privés de tout. Nous avons des traitements misérables. Pour un cadre supérieur de l’administration culturelle, il est inconcevable que le salaire avec lequel on commence soit 193 000 francs cfa. Bac plus 4, bac plus 5, bac plus 6, 193 000 francs cfa pour commencer. Aucune indemnité, aucune prime. Quand par-dessus le marché, nous sommes exposés aux risques dans le cadre de l’exercice normal de notre travail, quand ces risques sont reconnus par notre ministère de tutelle, la tutelle technique de la culture, quand c’est reconnu par le ministère de la Fonction Publique qui va jusqu’à proposer des montants pour les indemnités que nous demandons pour ces risques. Quand en plus, le ministère de l’Economie et des Finances sous le ministre Diby René Koffi reconnait ces revendications et fait d’autres propositions de montant pour les indemnités que nous demandons. Quand en plus, le Premier Ministre Duncan en 2014 donne instruction au ministre du Budget et au ministre de l’Economie de faire des observations sur le projet de décret portant institution d’une indemnité de risque et de sujétion. Et que ces deux ministres font des rapports techniques favorables, et que se fondant sur ces deux rapports, le Premier Ministre Duncan donne instruction au ministre de la Culture, M. Bandaman Maurice de finaliser le projet de décret en liaison avec ses collègues du Budget et de l’Economie et que jusqu’en 2021, on n’a rien reçu, allez-y comprendre quelque chose… Après la Primature, nous sommes reçus à deux reprises à la présidence de la République par le Conseiller du président de la République chargé des arts et de la culture », a dit Ouattara Ibrahim.

La ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration a été saisie pour préavis de sit-in et de grève.

Adolphe Angoua

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