Bonne gouvernance : La société civile se dote d’une grille de critères d’évaluation

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bonne-gouvernance-la-societe-civile-se-dote-d-une-grille-de-criteres-d-evaluation Des représentants de la société civile en plein travaux (PhDr).
Société

Huit mois après la mise sur pied d’un code de bonne conduite et d’éthique des organisations de la société civile ivoirienne exerçant dans les domaines de la gouvernance et de la démocratie, le National democratic institute (NDI) a voulu faire un bilan. Ainsi, il a organisé un atelier bilan ce jeudi 25 novembre 2021 à l’hôtel Silver Moon dans la commune de Cocody.  

Le 9 février 2021, 35 organisations de la société civile engagées dans la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance et des droits de l’homme, signaient un code de bonne conduite et d’éthique des organisations de la société civile ivoirienne. Ce code prévoyait la mise en place d’un comité d’évaluation, de veille et d’autorégulation (Ceva).

 

Huit mois après d’existence, le Ndi a jugé bon de renforcer les capacités de ce comité ainsi que des membres signataires de ce code. A en croire le président de la Lidho, Willy Net, par ailleurs président du Ceva, « le Ceva veut rentrer dans la phase active de la mise en œuvre de ce code. Cette phase active impose qu’on ait un instrument qui nous permette d’évaluer le travail des organisations signataires sur le terrain. Cet outil est une grille d’observation. Il faut avoir cet outil pour qu’on puisse évaluer nos camarades. »

 

Faut-il le noter, ce code se subdivise en trois parties à savoir « des dispositions générales, les droits et devoirs des signataires et l’adhésion et les sanctions ». Et selon le président du Ceva « ce code va essentiellement se baser sur ce que nous allons observés en matière de droits et devoirs des signataires. C’est le respect ou l’irrespect de ses droits et devoirs qui doivent nous amener à sanctionner ou pas. Nous sommes d’accord sur la notion de sanction, sur ce qu’il faut utiliser et les critères.  Pour le faire, il faudrait que nous ayons un instrument de mesures qui soit consensuel ».

 

Vu que la Côte d’Ivoire est en train d’amorcer une phase très importante de son histoire, « c’est le moment de faire le tri de notre coté, de trouver le mécanisme pour séparer le vrai de l’ivrai de sorte que la société civile ne soit pas indexée comme un fourre-tout pour des personnes qui ont tout perdu » a-t-il expliqué.

 

 

Le gestionnaire principal des programmes politiques et électoraux au Ndi Paul Emmanuel Bakayoko, a surtout laissé entendre que ce code est pour nous une manière de les crédibliser, de montrer aux yeux de la société, des populations et des partis politiques que la société civile est désormais organisée, répond à des critères, à un code, à des règles bien précises qui vont les accompagner dans toutes leurs initiatives. En un mot, c’est pour montrer que la société civile est en train de présenter un nouveau visage. Cette société civile est prête à accompagner tous les acteurs qui sont vraiment impliqués dans le processus démocratique en Côte d’Ivoire ».

 

Alain Zadi