Santé de la Femme : Une ONG lance un projet en faveur de la santé des jeunes filles

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sante-de-la-femme-une-ong-lance-un-projet-en-faveur-de-la-sante-des-jeunes-filles Les membres de Woman Leader avec leur parrain Jean Louis Moulot
Société

L’organisation non gouvernementale (ONG) Woman leader œuvrant pour la promotion du genre a lancé un projet en faveur de la santé des jeunes filles

 « Jeune Fille, Ta Santé t’Importe », c’est le nom du projet lancé ce mardi 7 décembre 2021 dans la commune de Cocody par l’ONG Woman Leader. C’est en présence du maire de Grand Bassam jean Louis Moulot et des représentants du ministère de la santé que le projet a vu le jour.

4851 cas grossesse en 2019 et 2020

Pour Aïchatou Keita, le Chef de projet, l’on dénombre, en  Côte d’Ivoire, 75 % de taux de scolarisation des filles et 84% pour les garçons, 4851 cas de grossesse sont observés en milieu scolaire. Résulte par cela, la vulnérabilité des jeunes filles. « Cela est également dû au fait que la sexualité demeure tabou dans nos familles.  Ces jeunes filles peu futées et en manque d’informations sont livrées à elles-mêmes. Dans ce contexte, plusieurs jeunes filles se documentent sur ce sujet par le biais de leurs amies ou sur internet (outil souvent néfaste) », a-t-elle expliqué.

Les raisons de ce projet JFTSI

Dans cette lutte contre les grossesses en milieu scolaire, Woman Leader côte d’Ivoire met en place un programme intitulé Jeune Fille Ta Santé Importe (JFTSI) qui est une campagne de sensibilisation qui vise l’éducation complète sexuelle de la jeune fille.

Les grossesses entachent la réussite des futurs parents réduisant leur taux de réussite à l’école.

Quelques localités ont été déjà visitées, notamment Katiola, Sinfra et Divo.Dans ces localités, les familles rencontre la pauvreté, ce qui emmène les parents à démissionner de leur responsabilité. « Ces grossesses entachent la réussite des futurs parents réduisants leur taux de réussite à l’école. La majorité des filles sensibilisées avait déjà eu des rapports sexuels non protégés et s’ajoute à cela l’absence de la notion de cycle menstruel par ces filles », souligne Aïchatou

Les résolutions pour lutter contre les grossesses

Au travers de ces causes, l’Ong Woman leader appelle à limiter la désinformation, accroître les connaissances pertinentes, développer la capacité à prendre des décisions éclairées et à s’y conformer, clarifier et renforcer les valeurs et les attitudes positives, et favoriser la communication avec les parents ou d’autres adultes de confiance.

Sandra KOHET