Le prix du pain pourrait augmenter: Le président des patrons de boulangerie, Amadou Coulibaly explique

Société
Publié le Source : Linfodrome
le-prix-du-pain-pourrait-augmenter-le-president-des-patrons-de-boulangerie-amadou-coulibaly-explique Amadou Coulibaly, président du haut patronat de la boulangerie et pâtisserie de Côte d'Ivoire (PhDr)

Le haut patronat de la boulangerie et pâtisserie de Côte d’Ivoire souhaite que le prix du pain soit à la hausse. C’est dans une interview accordée au quotidien Notre voie et paru le jeudi 13 janvier 2022 que le président de l’organisation, Amadou Coulibaly l’a souhaitée.  

En proie à plusieurs difficultés, les patrons de boulangerie et pâtisserie de Côte d’Ivoire envisage entrer en grève le samedi 15 janvier 2022. Et ce, pour revendiquer une augmentation du prix de la baguette de pain.

A en croire Amadou Coulibaly, « c’est depuis la fin d’année 2021 que nous avons envisagé une augmentation du prix de la baguette de pain, actuellement à 150Fcfa ». Lui et ses confrères ont préféré reporter la mise en application de cette décision afin d’éviter des soucis aux Ivoiriens en cette période de fête de fin d'année.

Sinon, Amadou Coulibaly précise que « si par le passé, le gouvernement avait accepté une hausse du prix de 25Fcfa, tous nos problèmes auraient été réglés ». Par ailleurs, il fait comprendre qu’« en tant que professionnel, nous travaillons avec une certaine éthique et notre avec des produits de qualité ».

Les difficultés rencontrées par les professionnels

Le président du haut patronat de la boulangerie et pâtisserie de Côte d’Ivoire, Amadou Coulibaly a exposé leurs problèmes. Il trouve que ses confrères et lui sont les moins écoutés en Côte d’Ivoire.

De 11 000Fcfa, le sac de farine est passé à 22 000Fcfa

Ils assistent depuis un certain temps à l’augmentation du prix du sac de farine. De 11 000Fcfa, le sac de farine est passé à 22 000Fcfa. Soit le double du prix initial. Ce prix va parfois jusqu’à 24 000Fcfa. Alors que le prix de la baguette de pain reste inchangé.


Lorsqu’ils recommandent un ajustement du prix, le ministère du Commerce et de l’Industrie leur demande de patienter. Amadou Coulibaly laisse entendre que « nous ne sommes pas contre cela mais nous disons qu’aujourd’hui il y a urgence ».

Notons qu’aucune subvention n’existe sur le prix du sac de farine. Pour ces hommes d’affaire, ce sont des dettes qui sont contractées. Conséquence, plusieurs propriétaires de boulangerie et de pâtisserie se voient dans l’obligation de déposer le tablier. Vu leurs charges, c’est la seule option qui s’offre à eux.

Alain Zadi