Les Ferrailleurs d'Abobo en colère : la police recule

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les-ferrailleurs-d-abobo-en-colere-la-police-recule Tension à la casse d'Abobo ce jeudi
Société

Depuis ce matin les Ferrailleurs de la casse de la commune d'Abobo ont manifesté leur mécontent dû à leur délocalisation. Et la police n'a pas pu leur faire entendre raison.

La commune d'Abobo était en ébullition tôt dans la matinée. Les Ferrailleurs dont les magasins sont situés au niveau du carrefour anadore ont fait exploser leur colère. Ils ont exprimé très brouillement et violemment leur désarroi face à la décision des autorités municipales qui désirent leur délocalisation.

Les raisons

En effet, le conseil municipal avec à sa tête la ministre député maire dAbobo a produit un arrêté municipal qui prévoit leur délocalisation sur un autre site situé au quartier de N'Dotré. Pour cela, les policiers municipaux ont monté la garde devant ces magasin qui sont leur lieu de travail, en vue de les maintenir fermés. Et ce, jusqu'à ce que ces derniers se décident à plier.

Mais tout est parti en vril ce jeudi 24 février 2022. Les ferrailleurs ont investi les lieux en semant du grabuge sur leur passage. Sur les réseaux sociaux, des vidéos de leurs actions circulent à profusion. Des pneus brulés, la circulation interrompue, des riverains terrés dans leurs domiciles, tel est le paysage qui s'affiche. Grave, la zone a été signalé comme zone dangereuse, à éviter.

Des policiers dépassés

Face à tout ce décor, les forces de l'ordre sont intervenus pour ramener le calme. Des coups de matraques, des bombes lacrymogènes accompagné des boucliers ont permis aux policiers de repousser un certain moment les ferrailleurs déchaînés. Ils ont déployé tout ce qu'ils pouvaient et ce qu'ils ont appris pour faire face aux émeutes.

Mais les projectiles de pierres et autres objets solides ont eu raison de leur stratégie défensive. Ils ont du rebrousser chemin devant ces ferrailleurs en colère qui refusent de partir à N'Dotré. Estimant qu'il serait difficile d'avoir ou de conserver leur clientèle dans ce quartier éloigné du centre-ville.

En plus, dans leur repli, certains des policiers censés protéger leurs collègues à l'aide des boucliers ont préféré faire cavalier seul. Livrant ainsi leurs frères d'armes à la force des projectiles des travailleurs du fer. 

Même avec leurs véhicules d'intervention, ils leur a été difficiles de prendre le dessus sur les manifestants. Ces derniers ne leur ont pas donné le temps de descendre de leur véhicule.

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