Côte d’Ivoire/ Normes internationales du travail

L’OIT organise un atelier de promotion de ces normes en lien avec la transition juste

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l-oit-organise-un-atelier-de-promotion-de-ces-normes-en-lien-avec-la-transition-juste Frédéric Lapeyre le Directeur pays de l'Organisation Internationale du Travail (OIT).
Société

Deux projets de l’OIT ont organisés conjointement du 5 au 6 mai 2022, au Suprême Hôtel de Grand-Bassam. Un atelier pour promouvoir les normes internationales du travail de la transition juste.

Les projets « la dimension Sociale de la transition écologique », et « Commerce au service du travail décent » de l’Organisation international du Travail (OIT) ont été organisé conjointement dans le but de contribuer à la transition juste via la promotion des normes internationales du travail.

 Promouvoir les Normes internationales du travail en lien avec la transition juste

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la réalisation de l’axe stratégique 1 de la Stratégie Intégrée de Promotion de l’Emploi Vert en Côte d’Ivoire (SIPEV-CI) reposant sur le Renforcement des cadres institutionnels et règlementaire, particulièrement sur la réalisation de l’objectif stratégique 1 et visant le ‘’verdissement des textes législatifs et réglementaires relatifs à l’emploi’’.

Le travail est un vecteur très important du bien-être social et humain, et s’il n’est pas assuré s’il n’est pas décent, nous n’allons pas construire des sociétés de communautés durables

Angèle Luh, directrice régionale du programme des nations Unies pour l’environnement en Afrique de l’ouest, elle a salué la tenue de cet atelier. « Quand on parle du travail de l’économie verte, c’est au départ l’initiative du programme des nations Unies de l’environnement et du BIT. De nous retrouver ici, c’est une question qui nous préoccupe depuis toujours.

Le travail est un vecteur très important du bien-être social et humain, et s’il n’est pas assuré s’il n’est pas décent, nous n’allons pas construire des sociétés de communautés durables », a indiqué Angèle Luh, directrice régionale du programme des nations unis pour l’environnement en Afrique de l’Ouest.

Trois axes principaux

Il faut souligner que ce projet est financé par la France, le projet « La dimension sociale de la transition écologique », est le premier projet à mettre en œuvre un soutien technique sous l’égide de l’initiative Action climatique pour l’emploi et constituant un des axes clés du partenariat 2020-2024 entre la France et l’OIT.  Et le projet « Commerce au service du travail décent » englobe des angles juridiques et normatifs dans ses différents axes.

Ce projet vise, entre autres, la promotion des normes internationales du travail

Il s’oriente vers trois axes principaux notamment : Le renforcement des structures institutionnelles du dialogue social ; L’ancrage et renforcement des capacités de recherche, et de développement de modèles économiques intégrés pour l’évaluation des politiques. Et le soutien à la formulation et mise en œuvre de politiques (protection sociale, entreprises, investissement) basées sur le dialogue social inclusif et modèles d’analyse intégrés.

Son objectif est d’améliorer l'application effective des conventions fondamentales de l'OIT en Côte d'Ivoire, symbolisant ainsi le lien entre commerce et travail décent. Ce projet vise, entre autres, la promotion des normes internationales du travail. Il est financé par l’Union européenne et la Finlande

Propos Frédéric Lapeyre le Directeur pays de l'OIT

Quant à Frédéric Lapeyre le Directeur pays de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) pour la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso le Togo, le Mali et le Niger

La transition écologique n'est plus un choix dont dispose les leaders politiques, elle est nécessaire et irrémédiable". Ainsi s'est exprimé,

 Il est nécessaire de réfléchir sur les conditions pour que cette transition écologique qui a lieu et qui va s'accélérer n'occulte pas dans sa conception, la dimension sociale

« Si on ne veut pas courir à notre perte, il est très important d'essayer de comprendre et de faire en sorte que cette transition qui est nécessaire et irrémédiable soit juste. Elle ne doit laisser personne de côté, parce que dans ce processus de transition, le but est toujours de faire en sorte de ne pas privilégier certains au détriment des autres.

Dans ce cadre, il est nécessaire de réfléchir sur les conditions pour que cette transition écologique qui a lieu et qui va s'accélérer n'occulte pas dans sa conception, la dimension sociale », a expliqué, Frédéric Lapeyre.

Prennent part à l’atelier, 17 personnes issues des membres du Comité de Pilotage du projet « la dimension sociale de la transition écologique » ; 02 membres du Senat, 02 membres de l’assemblée nationale, 02 représentants du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), un 01 représentant de la Direction Générale du Travail.