Affaire trafic de fer à béton 

Issiaka Diaby remporte une première victoire : Voici ce qui s’est passé au tribunal de Yopougon

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issiaka-diaby-remporte-une-premiere-victoire-voici-ce-qui-s-est-passe-au-tribunal-de-yopougon Issiaka Diaby (PhDr).
Société

Au palais de justice de Yopougon ce vendredi 24 juin 2022, Issiaka Diaby était face aux fabricants de fer noir qu’il a assigné.

Le président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (Cvci) Issiaka Diaby a annonçait un procès en référé contre quatre entreprises spécialisées dans la fabrication de fer à béton noir. Il s’agit de King Ivoire SARL (située en zone industrielle de Yopougon); Société des aciéries de Côte d’Ivoire (située en zone industrielle de Yopougon) ; Socifab Sarlu (Située en zone industrielle d’Anyama) ; et la société Xin Hao Min métal (située à Attingué).

Parmi elles, seules trois sociétés ont répondu présentes. La dernière citée a brillé de par son absence. Aucune raison n’a été avancée pour justifier cette absence, à en croire le président du Cvci.

Une satisfaction

A cette audience, il était question de fournir les documents et échantillon démontrant que ces entreprises respectent les normes de fabrication de ce matériau essentiel. A ce niveau, Issiaka Diaby s’est estimé satisfait dans une certaine mesure.

ils sont chargés de ramener tout ce que nous avons demandé dans notre requête

« Nous sommes heureux que certains, sans difficultés, aient produit les documents que nous demandons. Seuls les aciéries de Côte d’Ivoire ont produit des échantillons estampés « Aci », portant leurs initiales. Ils ont remis au juge leur certificat de conformité. King ivoire a également produit un certificat qui n’était pas lisible, c’est une photocopie. Le juge a donc demandé qu’ils viennent avec l’original pour qu’il puisse voir. Mais eux, ne sont pas venus avec les barres de fer portant leurs initiales. Quant Xin Hao Min, ils sont chargés de ramener tout ce que nous avons demandé dans notre requête. Ils doivent le faire le lundi prochain (ndlr 28 juin 2022) et on va se retrouver le mercredi (ndlr 30 juin 2022) pour que le juge décide » a-t-il expliqué à la presse présente.

La tournure de cette affaire de fer à béton respectant les normes de fabrication réjouit le cœur du président des victimes de Côte d’Ivoire. Pour lui, c’est une preuve que la justice ivoirienne accorde de la considération aux droits des ivoiriens. Un respect de nos institutions.

« Déjà c’est un grand pas, un pas en avant. Il faut que chacun de nous sache désormais que la Côte d’Ivoire est un Etat de droit. Chacun de nous doit réagir pour que les droits essentiels des citoyens soient une réalité dans notre pays » a-t-il indiqué.

L’union dans le combat pour des matériaux de qualité

Il a ainsi invité toute la société civile à prendre à bras le corps les problèmes qui touchent à la construction. Une démarche qui permettra d’éviter beaucoup de dommages.

« Nous disons aux différentes associations, à la société civile que les effondrements de bâtiments, nous devons agir pour accompagner le gouvernement. Aujourd’hui face à la situation, nous voyons une carrosse à deux roues. La première est représentée par le ministère de la Construction que nous voyons sur le terrain en train d’intervenir » a-t-il déclaré.

Il ajoute qu’« aujourd’hui, le Cvci a choisi le fer à béton comme le matériau contre lequel il faut lutter aussi en matière de contrefaçon. Il faut également qu’une société civile s’engage au niveau du ciment. Ce sera la troisième roue et puis une autre société civile qui va prendre le gravier et ce sera la quatrième roue. Vous verrez ainsi que les choses vont bien avancer et on va boucler ce dossier-là en synergie avec les structures étatiques sensibles à la question des droits de l’homme».