Abidjan

BAC 2022 : Une candidate disparait mystérieusement après son 3ème échec, sa famille inquiète

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bac-2022-une-candidate-disparait-mysterieusement-apres-son-3eme-echec-sa-famille-inquiete Mlle Abouadji N'zi Alcira Denise est introuvable depuis le lundi 25 juillet 2022
Société

Abouadji N’zi Alcira Denise, élève en classe de terminale au Collège Kema, à Angré, est introuvable depuis le lundi 25 juillet 2022, quand elle a appris son échec au BAC, dans son centre au Collège André Malraux.

Depuis le lundi 25 juillet 2022, date de la proclamation des résultats du baccalauréat 2022, les Abouadji n’arrivent pas à trouver le sommeil. La raison ? Leur fille, Abouadji N’zi Alcira Denise, âgée de 20 ans, élève en classe de terminale au Collège Kema d’Angré, dans la commune de Cocody, est introuvable.

Elle a disparu sur le chemin du retour

Partie du domicile familial en direction du Collège André Malraux pour prendre son résultat du BAC 2022, cette jeune fille qui a échoué pour la 3ème fois à cet examen a mystérieusement disparu sur le chemin du retour.

« Selon les dires de son amie, suite à son échec, Alcira a émis le désir de marcher afin de changer les idées. Devant le Chu d'Angré, trompant la vigilance de son amie, elle aurait disparu. Alcira, au moment des faits, était vêtue d'une robe jaune orangée », a posté sa famille sur les réseaux sociaux.

Afin de nous assurer de la véracité de la disparition de la candidate malheureuse, nous sommes entrés en contact avec sa mère biologique qui nous a fait savoir qu’elle réside à Bietry et que sa fille Abouadji N’zi Alcira Denise vit avec sa petite sœur (sa tante) à Angré.

« Moi, je suis la mère biologique, mais j’habite du côté de Bietry. Ma fille, par rapport à l’école, habite avec ma petite sœur, à Angré. Je ne connais pas ses amis. Donc c’est sa tante qui peut vous en dire plus », nous a-t-elle dit au téléphone.

Sa tante jointe à son tour, ce mercredi 27 juillet 2022, nous a informé qu’elle a saisi la police, la veille mardi. « J’ai porté l’affaire à la police, au commissariat de police du 35ème Arrondissement. Donc on la cherche. Ses quelques rares amis sont à sa recherche. En effet, c’est une petite qui n’a pas beaucoup d’amis. C’est donc facile de contacter ses rares amis. Elle est assez renfermée. C’est un peu cela qui nous inquiète », confie-t-elle.

« On ne peut pas rester les bras croisés, connaissant les problèmes de sécurité dans le pays »

Pour sa tante, « c’est la peur, la honte » qui serait à la base de sa disparition. « Mais on ne peut pas rester les bras croisés, connaissant les problèmes de sécurité dans le pays », ajoute-elle.

A la question de savoir si sa nièce ne serait pas allée chez son petit ami, elle a fait cette précision. « Mes enfants ne sortent pas comme ça. Elles sont tout le temps dans le quartier. Elles ne sortent pas la nuit et même quand elles le font, pendant les vacances, elles rentrent tôt, entre 20 heures et 21 heures. Leurs amis qui rentrent chez moi et quand elles veulent les recevoir, j’évite qu’elles le fassent la nuit. Je n’aime pas libérer les enfants la nuit », précise-t-elle.

Et comme Alcira n’est pas adepte des fugues, sa tante est très inquiète, même si elle pense que « Elle peut s’être refugiée chez un ami, un copain ou une copine ».

Qu’en est-il de ses téléphones portables ? « Tous ses téléphones sont fermés depuis lundi. Si vous pouvez nous aider à faire les recherches. Nous avons publié sur les réseaux sociaux. On sait que les gens vont imaginer tout ce qu’ils peuvent imaginer…Moi, je sais que ce n’est pas la peur. Elle sait ce qu’on a arrêté pour elle. C’est plus la honte », pense sa tante qui l’attend dans l’angoisse.

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