Cherté de la vie : les commerçants mis en garde à Vavoua

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Société

Les commerçants de la ville de Vavoua ont été interpellés quant au plafonnement des prix des denrées dans le cadre de la lutte contre la cherté de la vie.

Le préfet de Vavoua (centre-ouest), Tanrah Doh Jacob, a demandé, dimanche 7 août 2022, aux boulangers et aux bouchers de respecter les prix homologués par le gouvernement lors de son adresse à la population à l’occasion de la commémoration de l’indépendance du pays.

Les commerçants mis en garde

Il a dénoncé la disparition de la baguette de pain de 150 francs (CFA) dans les boulangeries de la ville au profit de celle de 200 francs, alors que le gouvernement a demandé que les deux baguettes soient vendues.

Concernant le prix de la viande, il a rappelé aux bouchers que le gouvernement a imposé des plafonds de 2000 francs pour le kilogramme avec des os et de 2300 francs pour le kilogramme sans os, dans le cadre de la lutte contre la cherté de la vie.

Sur le terrain, la viande est vendue à 2500 francs le kilogramme lorsqu’il contient des os et à 3000 francs lorsqu’il n’en contient pas, indique AIP. qui ajoute que "les bouchers justifient cette augmentation par la rareté des bœufs".

"Le président Ouattara conscient de l'agacement des Ivoiriens"

A l'occasion de son discours à la nation le 6 août à la veille de la 62e fête nationale de la Côte d'Ivoire, le président Alassane Ouattara a révélé qu'il était conscient de l'agacement des Ivoiriens. Il a alors annoncé des mesures pour préserver le pouvoir d'achat des populations. 

"Je comprends les difficultés quotidiennes que vous éprouvez face à la hausse des prix. C’est pourquoi, j’ai instruit le Gouvernement à l’effet de prendre des mesures fortes et à veiller à leur application effective afin d’atténuer l'impact négatif de cette inflation mondiale sur la cherté de la vie dans notre pays", a déclaré Alassane Ouattara.

"La lutte contre la cherté de la vie est l’affaire de tous et elle nécessite des efforts de l’Etat, des populations mais aussi des commerçants, des transporteurs et des entreprises privées. J’ai, donc, demandé au Premier Ministre Patrick Achi d’échanger avec le secteur privé, en vue d’une revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) - 60.000 CFA - dans les prochains mois. Je lance un appel au secteur privé, afin que des efforts soient faits dans ce cadre pour améliorer le pouvoir d’achat de leurs salariés, notamment ceux ayant les salaires les plus modestes", a ajouté le chef de l'Etat.