Sécurité routière : manger au volant ? Un formateur de l’Oser met en garde

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Société

Manger au volant est une habitude pour de nombreux automobilistes qui veulent gagner du temps. Pourtant, s’alimenter en situation de conduite est une source de distraction, prévient un formateur.

L’office de sécurité routières (OSER) est formelle : manger au volant est une forme de distraction qui peut conduire à un accident. Déterminée à réduire considérablement le taux d’accidents sur nos routes en collaboration avec le gouvernement ivoirien par le biais du ministère des transports, la faîtière a mis en garde les usagers.

Un formateur à l'OSER prévient

« Tout comme le téléphone au volant, manger en situation de conduite automobile constitue une distraction pour le conducteur et par conséquent pourrait présenter des risques d'accident », écrit Carvalho Silué, formateur à l’OSER. « L'attention du conducteur est forcément affectée dès lors qu'une tâche non essentielle à la conduite automobile s'invite », ajoute-t-il.

Manger au volant n'est pas une infraction mais...

M. Silué explique qu’en cas de chute inattendue dans un nid de poule par exemple, un écart de trajectoire peut s'ensuivre et occasionner les dégâts dans la foulée.

« Les textes ne citent pas de façon spécifique le fait de manger au volant comme étant une infraction passible d'une peine. Toutefois, en son article 6, le décret 2016-864 précise ceci : ‘‘Tout conducteur de véhicule doit se tenir constamment en état et en position d'exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent’’».

Ainsi, M. Silué pense que bien des « déjeuners » observés au volant, laissent vraiment douter de la capacité de certains conducteurs à réaliser sans délai des manœuvres de sauvetage. Dans ces cas, « il ne sera pas exclu qu'un conducteur puisse être interpellé si manifestement sa posture ne lui offre pas toutes les garanties pour une conduite sûre et sans risques pour les autres usagers de la route ».

« Alors chers conducteurs, pour manger, mettez vous plutôt à table et non en voiture », conseille le formateur.

En Côte d’Ivoire, l’excès de vitesse est la cause principale des accidents de la route avec 26 % contre 22 % pour imprudence du conducteur et 19 % pour défaut de maîtrise. Les voitures personnelles sont en tête avec 56 % des accidents contre 15 % pour les mini-bus communément appelé « Gbaka » et 11 % pour les taxis –compteurs.

Source : transports.gouv.ci