« Comment j’ai élevé mes enfants »: Zézé Norberte donne les motivations de la rédaction de cet ouvrage

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comment-j-ai-eleve-mes-enfants-zeze-norberte-donne-les-motivations-de-la-redaction-de-cet-ouvrage Norberte, alias Nick Zedenn journaliste-écrivain. (Ph: DR)
Société

La dédicace du livre: « Comment j’ai élevé mes enfants », de l’auteur Zézé Norberte, alias Nick Zedenn journaliste, a eu lieu le mercredi 5 octobre 2022, à Abidjan-Plateau.

Paru aux éditions Tabala, la dédicace du livre: « Mère seule, femme épanouie: comment j’ai élevé mes enfants », de l’auteur Zézé Norberte, alias Nick Zedenn journaliste, a eu lieu le mercredi 5 octobre 2022, au siège de l’Anader, à Abidjan-Plateau.

Ce livre de 178 pages qui se déclinent en 11 chapitres est l’autobiographie de la journaliste qui partage son expérience de mère seule.

Raisons de l'ouvrage

Justifiant les motivations de la rédaction de cet ouvrage, Nick Zedenn a évoqué l’idée de la mère seule ou la mère célibataire et les clichés de la femme en butte aux difficultés, à la galère la plus abjecte.

«La société stigmatise la mère célibataire en se fondant sur des arguments qui ne résistent pas à l’analyse. En effet, il est admis à tort, qu’une mère seule ne peut réussir l’éducation de son ou ses enfants. Cet argument est, à mes yeux, prétentieux et fallacieux; en ce sens que, quelle qu’elle soit, la structure d’une famille (monoparentale ou unie) ne garantit en rien le bonheur ou la détresse en son sein», mentionne l’auteur.

À la page 130 du livre, l’auteur écrit que: «(..) Si par la force des choses, vous êtes seule, alors vous êtes appelée à jouer, à la fois, les rôles de mère et de père. Dans tous les cas, la mère doit se montrer digne et assumer ses charges… Ce n’est pas parce que vous êtes une mère seule que vous pensez vivre par procuration. Une femme est une entité à part entière qui ne doit pas s’excuser d’être seule auprès de ses enfants. Car avoir le père de ses enfants à ses côtés n’est pas un gage de réussite de leur éducation».

Nick Zedenn s’est également appesanti sur deux aspects qui ont conduit à la rédaction du livre.

"Le livre est dédié, entre autre, à sa nièce, Joëlle Keyanda-Zézé, jeune mère de 37 ans décédée très tôt"

Le premier est une page triste de son existence. Le livre est dédié, entre autre, à sa nièce, Joëlle Keyanda-Zézé, «ma Likpikou... En lisant ce livre, ayez une pensée pieuse pour cette jeune mère de 37 ans, si tôt partie qui n’aura pas la chance et la joie de voir grandir ses enfants», se désole l’auteur.

Le deuxième aspect est le fait que la richesse réside dans le partage. Selon elle, il faut donner son expérience en partage, même si chaque vie est une expérience unique. «C’est en cela qu’écrire est un acte de générosité», dit-elle.

Les sujets abordés dans le livre

Le sujet central abordé dans l’ouvrage est celui de l’éducation des enfants.

Quand un enfant échoue sur les rives de la drogue, de la délinquance, sa mère est, très souvent, selon l’auteur, la 1ère personne que la société rend responsable de cet état de chose. Pourtant…

Ayant préfacé l’ouvrage, Agnès Kraidy, Reine-Epouse du Royaume d’Ebrah, souligne que: «Nombreuses sont les mères à travers le monde qui, seules, font de leurs enfants des femmes et des hommes d’honneur. Nombreuses sont les familles monoparentales portées par des mères qui savent montrer des chemins inspirants à leurs enfants. Elles incarnent une exemplarité qui mérite d’être sue, connue et mise en lumière. C’est tout le sens de ce livre qui s’enracine dans l’histoire d’une femme journaliste, devenue mère».

Ce livre, n’est donc pas une apologie du célibat. Il n’oppose pas la femme seule à la mère en couple. Il n’encense pas non plus, les familles monoparentales.

Les valeurs autour du livre

L’auteur mentionne qu’en ces temps troubles, l’éducation des enfants est un défi pour tout parent et qu’il est donc bénéfique de partager les expériences. C’est dans ce partage, souligne-t-elle, que réside la richesse et non dans le « tout » matériel.

Ce livre est une invite pour exhorter et sensibiliser, en toute sororité, les mères sur la place capitale qu’elles occupent dans l’éducation de leurs enfants, et pourquoi pas la société toute entière.

"Zézé Norberte, alias Nick Zedenn, a travaillé au quotidien « La Voie » des années 90"

Nick Zedenn invite les femmes à arrêter de s’apitoyer sur leur sort. Elle leur demande de faire face, parce qu’elles ont des valeurs. Et ces valeurs, leur statut de cheffe de famille monoparentale ne permet pas de le leur nier.

« Quand on dit à nos enfants, comme cela est écrit dans les livres saints : « Tu ne voleras point, tu ne tueras point », c’est bien parce que, nous n’avons pas attendu les livres saints pour connaître leur importance. Nous avons été éduqués à ces valeurs avant de les transmettre à notre descendance ».

L’auteur finit son propos en faisant cette révélation: « Je ne suis pas la meilleure maman, je le leur dis toujours. Mais, je leur donne ce que j’ai reçu de mes parents. Ces derniers avaient coutume de me dire que le souffle de vie, de tout parent, n’est pas stocké dans une jarre transparente dont on surveille le niveau. L’oxygène que nous respirons est quelque chose d’aléatoire, donc nul ne sait ni le jour, ni l’heure, voire les circonstances de son expiration. C’est pourquoi, nous devons élever les enfants de sorte à ce qu’ils puissent se prendre en charge, indépendamment de leurs parents. Se prendre en charge, être autonome est donc un leitmotiv pour moi ».

Zézé Norberte, alias Nick Zedenn, faut-il le noter, a travaillé au quotidien « La Voie » des années 90.