Syndicat des marins pêcheurs de Côte d’Ivoire : Une grève des marins paralyse le port de pêche

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syndicat-des-marins-pecheurs-de-cote-d-ivoire-une-greve-des-marins-paralyse-le-port-de-peche Des marins pêcheurs de Côte d’Ivoire ont paralysé le terminal à pêche du Port autonome d’Abidjan
Société

Le Syndicat des marins pêcheurs de Côte d’Ivoire (Symapeci) a entamé une grève sur les bateaux Français, depuis le mardi 22 novembre 2022 jusqu’à nouvel ordre, paralysant le terminal à pêche du Port autonome d’Abidjan (PAA).

Les marins pêcheurs ivoiriens ne sont pas du tout content. Après plusieurs mois d’attente de la prise en compte de leur revendication sur l’amélioration de leurs conditions de travail, ils ont décidé d’immobiliser les navires. Selon une note d’information du (Symapeci) parvenue à Linfodrome ce mercredi 23 novembre 2022, les marins observent un arrêt de travail indéterminé à cet effet depuis le mardi 22 novembre 2022.

Ce que réclament le syndicat

D’après la note, ces derniers revendiquent l’application des salaires de base OIT. Puis, le tonnage unique tout espèce au taux de 2500 FCFA. Le capitaine Dakoury Jean De Dieu, secrétaire général du Symapeci a fait savoir qu'il réclame également le prime de délégué titulaire à 50.000 FCFA et délégué suppléant à 30.000 FCFA.

Poursuivant, il a indiqué qu’il y a également l’assurance complémentaire ; l’aide au logement d’un montant de 90.000 Fcfa ; le virement mensuel avec bulletin ; la godaille conformément à la convention collective à la pêche ; assurer la formation continue des marins.

"Les responsables ne nous associe à la table de négociation"

En plus de ces revendications, le syndicat reproche également aux responsables de ne pas les associer aux négociations. « Les responsables ne nous associe à la table de négociation. Pour notre part, un tel comportement n’est pas de juste règle vu la situation qui prévaut. Il s’agit bel et bien de s’asseoir autour d’une table comme le stipule le procès-verbal de la réunion tripartie. Le syndicat est fort surpris que ce soit vous représentant de l’armateur aux thons qui veuille qu’on vous coure après. Nous donnant ainsi des impressions inconvertibles d’un refus de négocier dans le seul but d’engager un bras de fer entre armateur aux thons et syndicat ; puisque cette affaire traine depuis janvier 2022 et dont les systèmes malins ont été utilisés pour retarder les délais (…) », a-t-il expliqué.

Car, dira-t-il, au regard de toutes ces préoccupations, la date du 21 novembre est la fin du délai de sursis qu’ils se sont fixé. « Passé ce délai et pour des raisons non convaincantes, nous nous verrons obligés d’immobiliser les navires pour nous faire entendre et avoir et avoir gain de cause », a signifié le capitaine Dakoury dans une note adressée au Cfto.