Côte d’Ivoire : le Collectif des docteurs non recrutés veut rencontrer Patrick Achi après sa conférence de presse

Publié le
cote-d-ivoire-le-collectif-des-docteurs-non-recrutes-veut-rencontrer-patrick-achi-apres-sa-conference-de-presse Dr Simi Derou (au centre) lors de la conférence de presse
Société

Au lendemain de la conférence de presse du Premier Ministre Patrick Achi sur le bilan 2022 de l’action du gouvernement, le Collectif des docteurs non recrutés de Côte d’Ivoire a décidé de le rencontrer.

Le Collectif des docteurs non recrutés de Côte d’Ivoire veut rencontrer le Premier Ministre ivoirien Patrick Achi, après sa conférence de presse sur le bilan 2022 de l’action du gouvernement. L’information a été livrée par le porte-parole dudit Collectif, Dr Simi Derou, lors de la conférence de presse animée, le mardi 22 novembre 2022, à l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody.

« Nous allons expliquer la situation à SEM le Premier Ministre »

« Nous allons aller, dans les jours à venir, au cours d’une marche silencieuse, expliquer la situation à SEM le Premier Ministre parce que vu les propos qu’il a tenus hier, nous avons vu qu’il n’a pas la bonne information », a-t-il dit, avant d’ajouter que le Collectif ira déposer un énième courrier de demande d’audience, « le 6ème ou le 7ème que nous déposons ».

Dr Simi Derou souligne que si le Collectif est empêché d’avoir accès au Premier Ministre, une marche pacifique sera organisée pour lui expliquer la situation.

« Vous savez, le président de la République a eu confiance à SEM Patrick Achi qui s’est prononcé sur la question. Ses déclarations ont engendré beaucoup de spéculations. Nous avons compris qu’il n’était pas au parfum. Nous allons partir lui expliquer pour voir comment ensemble, l’Etat ivoirien peut trouver une solution à ces problèmes », a-t-il dit.

Cette conférence de presse a été l’occasion pour le Collectif de faire le bilan de la gestion du ministre de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, Adama Diawara.

A en croire le conférencier, ce bilan n’est pas du tout reluisant. Il en veut pour preuve, « le manque de planification au niveau de sa gestion », « la couverture des dizaines de milliards d’heures complémentaires qui peuvent permettre à au moins 800 docteurs d’être insérés », « le refus de l’application des articles prévus dans le cahier de charges du CAMES relativement à la création des universités qui impose un nombre de docteurs à leur création ».

Ce n’est pas tout, selon Dr Simi qui parle de « la diabolisation des sciences sociales par le ministre ».

Les propositions…

Devant cette situation, le collectif a fait des propositions à savoir :

-La conversion des heures complémentaires en postes d’Assistants. Estimées à plus d'une dizaine de milliards cette année. Ces milliards pourraient faciliter l’insertion d’au moins 800 Docteurs.

- L’application de l’article 19 du cahier de charge relatif aux universités privées du CAMES. Il stipule la présence de cinq (5) Enseignants permanents pour ces universités à leur création.

- L’insertion des Docteurs selon leurs spécialités dans l’administration en se référant au compendium de compétences. Au moins 700 Docteurs pourraient être insérés.

- L’insertion des Docteurs dans nos lycées comme professeurs agrégés de lycée (comme c’est le cas en France).

Selon Dr Simi, « le Collectif refuse d'être complice de ce génocide intellectuel » et voudrait prendre à témoin la nation toute entière, le parlement constitué du Sénat et de l'Assemblée Nationale, le monde Universitaire et de la Recherche (Enseignants, Chercheurs et Étudiants) ainsi que les parents d'élèves…

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.