Côte d'Ivoire

M’bengué : la viande de margouillat très prisée par les enfants, voici leurs témoignages

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m-bengue-la-viande-de-margouillat-tres-prisee-par-les-enfants-voici-leurs-temoignages Les enfants de Bougou, localité située dans le département de M'bengué raffolent de la viande de margouillat
Société

A Bougou, localité située dans le département de M’bengué, à 75 kilomètres de Korhogo, dans la Région du Poro, la viande de margouillat est très prisée par les enfants.

La viande de margouillat fait le bonheur des enfants de Bougou, localité du département de M’bengué, située à 75 kilomètres de Korhogo, dans la Région du Poro. Ces bambins dont l’âge varie entre 8 et 12 ans, sont réputés dans la traque et la consommation du margouillat.

« Depuis que je suis petit, je chassais avec mes grands frères »

Selon RTI Info qui livre cette information, lorsqu’ils se débarrassent de leurs kakis et cahiers les jours fériés, ils vont à la chasse de l’Hemidactylus frenatus, nom scientifique du margouillat. Le jeune Zié Ouattara, chasseur de margouillats, ne dira pas le contraire

« Depuis que je suis petit, je chassais avec mes grands frères. Nous sommes habitués maintenant. C’est pour cela qu’on cherche toujours la viande de margouillats. Quand on ne va pas à l’école, on a tellement envie d’en manger qu’on passe le temps à en chercher », confie le bambin.

A l’en croire, il a formé un petit groupe avec ses camarades pour la chasse des margouillats. « On a formé un petit groupe, chaque fois, on se rend en brousse pour chercher les margouillats. En tout cas, la viande de margouillat nous fait du bien », souligne Zié Ouattara.

Munis de quelques branches d’armes servant d’arme de chasse, ces gamins se lancent à l’assaut des margouillats. « Nous prenons les bâtons pour chasser parce que c’est pratique. Quand ce sont les cailloux, ils peuvent facilement blesser et percer les toits des gens. Avec les bâtons, il n’y a pas de risque », confie Zié.

Après une bonne partie de chasse, ils réussissent à mettre la main sur 5 margouillats, en présence de l’équipe de reportage de RTI Info. Mais les enfants se contentent du ‘’gibier’’ du jour pour le goûter.

Le margouillat débarrassé des intestins avant d’être mis au feu

Avant de mettre les margouillats au feu, les jeunes chasseurs les éventrent et se débarrassent de tout ce que l’on peut trouver dans le ventre. « On éventre les margouillats pour retirer les intestins parce que ce n’est pas comestible. Le margouillat mange un peu de tout, beaucoup de déchets. Donc en éventrant le margouillat, on évite de manger les déchets et tout ce qui n’est pas comestible », explique le jeune Ismaël Coulibaly, chasseur de margouillats.

Il ajoute que « quand on enlève les intestins, le margouillat devient comestible ». « Parce que quand on laisse les intestins, le margouillat devient amer. En enlevant tout, on retrouve la bonne saveur du margouillat », lâche-t-il.

Au bout de quelques dizaines minutes de cuisson, les margouillats sont retirés du feu pour la consommation.

A Bougou, les enfants ont un goût très prononcé pour la viande de margouillat, très riche en protéine.

Selon le confrère qui a recueilli des avis de quelques adultes, les jeunes hommes ayant fait l’enfance au village ont pour la plupart chassé les margouillats ou consommé la viande succulente de l’animal.

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