Côte d'Ivoire

Journée de sensibilisation sur les conflits liés aux litiges fonciers : Grand-Bassam abrite la première édition

Publié le
journee-de-sensibilisation-sur-les-conflits-lies-aux-litiges-fonciers-grand-bassam-abrite-la-premiere-edition
Société

La première édition de la Journée de sensibilisation sur les conflits liés aux litiges fonciers, organisée par le Réseau ivoirien Anti-Litiges Foncier (FLAIR), a eu lieu le 26 novembre 2022 à Grand-Bassam, première capitale de la Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire et plus particulièrement le district d’Abidjan, est secouée par divers conflits fonciers ces dernières décennies. Cette situation qui débouche le plus souvent sur des violences inouïes, a poussé des jeunes conduits par Bertrand Tchimou, à créer le Réseau ivoirien Anti-Litiges Foncier (FLAIR). Ledit réseau a organisé le 26 novembre 2022, la première édition de la Journée de sensibilisation sur les conflits liés aux litiges fonciers.

Plusieurs autorités administratives, coutumières et religieuses ont participé a première édition de la Journée de sensibilisation sur les conflits liés aux litiges fonciers

Le FLAIR a en effet, dévoilé en présence des autorités administratives, coutumières et religieuses, son intention de lutter contre les conflits fonciers en Côte d'ivoire. Bertrand Tchimou et le FLAIR militent sur le droit de possession légale des terres pour éviter toute incompréhension. « C'est partant du constat alarmant qui émaille des guerres incessantes sur les terres que l'envie de créer cette ONG nous ait venue à l’esprit. Nous espérons éradiquer les crises interminables qui minent ce domaine » a-t-il déclaré.

Les résultats de ces litiges sont la conséquence de l'ignorance de nos anciens

Le juriste Jean louis Lobé a évoqué les raisons majeures pour lesquelles des personnes mènent des actions pour déposer leurs semblables de leur terre. « Les résultats de ces litiges sont la conséquence de l'ignorance de nos anciens. Surtout dans les villages, certains ont accès à des papiers importants sur leurs terres sans en savoir l'importance et se font dépossédés inutilement. Pour d'autres, c'est un problème d'acquisition des papiers nécessaires pour sécuriser leurs propriétés. L'Arrêté de Concession Définitive (ACD) manque et parfois les bases qui sont d'avoir au moins un registre de lotissement dans les villages est raté. Il conviendrait alors que chacun puisse se mettre dans les conditions qu'il faut pour revendiquer son titre foncier »

Pour finir, la représentante du Conseil Régional du Sud Comoé, Sidibé Nassou, a indiqué 80% de cas de conflits ont été recensés. Selon elle, le FLAIR est donc la bienvenue pour marteler avec les campagnes de sensibilisation pour éclairer les mentalités sur les responsabilités de chaque acteur du secteur.

Dolorès Touali (Stg)