Tribune/Ecologie en Afrique : entreprises et société civile dans le processus de transition

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Société

La question climatique est depuis de nombreuses années, un sujet (re)mis sur la table. Les Etats se mobilisent autour des conférences pour trouver des solutions et règlementations du domaine écologique.

L’Afrique ne reste pas en marge de cette préoccupation. L’Egypte a abrité du 06 au 20 novembre 2022 la 27e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 27).

un defi à relever

L’engagement écologique reste malgré tout un défi à relever tant pour les pays plus industrialisés que pour ceux en développement. Gaz à effets de serre. Destruction de la couche d’ozone. Pollution. Changements climatiques... La terre fait face à des menaces écologiques sous l’impulsion humaine. La planète se retrouve dans une bonbonne de mélange chimique qui, si rien n’est fait en terme de changement de comportement, de prise de conscience et de politique de transition écologique, pourrait la mener à sa perte.
La climatisation a été l’un des premiers domaines indexés sur le sujet de la destruction de l’environnement avec les secteurs de l’aviation et de l’automobile, et ce à raison. Les fluides utilisés il y a 20 ans dans le cadre de la climatisation et de la réfrigération comportaient des hydrofluorocarbures (HFC), une composante fluorée et carbonée qui détruit la couche d’ozone. En 1997, le protocole de Kyoto prend des mesures drastiques, qui seront en vigueur dès 2005 pour accompagner les acteurs du secteur dans le rétrofitting, une transition vers l’utilisation de gaz et de machines plus respectueux de l’environnement. Les fréons 12, 11, 22, ont été totalement remplacés par des fluides à émission zéro. Les entreprises africaines du secteur de la climatisation telles que MCT CARRIER ont dû s’adapter via la formation de leurs agents à l’utilisation des nouveaux fluides, la récupération des anciens, la participation aux programmes du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) et du Fond pour l’Environnement Mondial (FEM).

Le rôle des entreprises et la société civile 


A la pollution mondiale, l’Afrique contribue à environ 4% . Et pourtant, il est demandé au continent de faire les mêmes efforts que l’Europe ou l’Amérique qui des années durant ont fortement participé à la dégradation de l’environnement. Le sujet a été soulevé par les pays en développement lors de la COP 27, pour demander une indemnisation des pays vulnérables aux changements climatiques, qui pour beaucoup ne contribuent que très peu à la crise écologique. « Cette COP a fait un pas important vers la justice. Je salue la décision de créer un fonds pour les pertes et dommages et de le rendre opérationnel dans la période à venir » , a indiqué António Guterres, Secrétaire général de l'ONU, conscient que « de toute évidence, cela ne suffira pas »2.  Il faut le reconnaître, le continent africain a obligation de participer au processus de transition écologique, mais se faisant appuyer par les pays plus avancés mais aussi par les gouvernements africains pour avoir accès des énergies propres. Ces énergies propres, l’Afrique en a à foison. Le soleil, l’éolienne, l’hydraulique, la géothermie, la biomasse... Des énergies disponibles, mais coûteuses à mettre en œuvre pour certaines, d’où l’appui nécessaire des pays développés. L’Afrique a un rôle à jouer et les ressources nécessaires pour contribuer efficacement à la transition écologique, notamment sur la production d’énergie solaire qui présente l’avantage d’être produite à moindre coût, fournie à petits frais, avec des risques technologiques tout aussi bas.
Les entreprises africaines se doivent d’accompagner ce changement. Ce devoir, l’entreprise MCT CARRIER l’a fait sien. Les domaines de l’électricité, de la maintenance et de la climatisation dans lesquels évolue l’entreprise la mettent au cœur de la problématique écologique, du fait des énergies qu’elle manipule au quotidien. MCT s’ouvre au monde pour avoir accès à des techniques et technologies nouvelles en accord avec les réglementations de respect de la nature. L’une de ses priorités réside dans l’accompagnement de ses clients, qu’elle incite à se tourner vers des solutions d’énergies propres, plus saines pour l’équilibre naturel, marquant ainsi un pas dans la transition écologique en Afrique. L’adaptation des entreprises aux réalités environnementales passent par les procédures de travail. Une démarche qualité dans laquelle hygiène, sécurité et environnement priment à tous les niveaux jusqu’au traitement des déchets a été mise en place.
L’Afrique et les africains ont besoin de faire entendre leur voix sur la scène continentale et internationale dans cette lutte écologique, avec la société civile en porte-étendard. Les mouvements écologistes peuvent faire pression sur les décideurs et les politiques du continent pour les obliger à avoir un regard plus attentif sur la question écologique en Afrique.

Une Contribution de Lamine Koné,
Expert Climatique