Prix national des droits de l’homme édition 2022 : L’ong Over Come Women rafle le premier prix

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prix-national-des-droits-de-l-homme-edition-2022-l-ong-over-come-women-rafle-le-premier-prix Le premier lauréat remporte une somme de 1 500 000 Fcfa
Société

Le jury du prix national des droits de l'homme a dévoilé ce vendredi 9 décembre 2022, les lauréats de l’édition 2022.

Les lauréats de la septième édition du prix national des droits de l’homme, parrainé par le premier ministre Patrick Achi sont désormais connus. La délibération a été faite ce vendredi 9 décembre 2022 lors de la cérémonie de remise des prix, à l’Auditorium de la primature, sous l’initiative du Conseil nationale des droits de l’homme (CNDH).

Trois lauréats récompensés

Parmi 11 candidatures réceptionnées par les membres du jury, trois ont été retenus dont celles des ong engagées en faveur de la cause de la jeune fille en Côte d’Ivoire. L’Ong Over Come Women a été classée premier prix et a remporté un chèque de 1. 500 000Fcfa. Le deuxième prix est revenu à l’ong DCI qui a ainsi empoché un chèque d’un million. Quant au troisième prix il a été attribué à l’ong Pro Kids qui a remporté un trophée et la somme de 500 000Fcfa.

Ce prix qui vise à contribuer à une meilleure promotion et protection des Droits de l’Homme. Pour cette septième édition, le thème porte sur une problématique qui touche à une frange particulièrement vulnérable de la population ivoirienne, c’est-à-dire les jeunes filles. Il s’agit du thème générique des « Grossesses en milieu scolaire », autrement dit « Grossesses en cours de scolarité », qui constitue un sujet de vive préoccupation en Côte d’Ivoire ».

Dans son discours d’ouverture, la présidente du CNDH, Namizata Sangaré a indiqué que l’objectif de la remise du prix national des droits de l’homme est de contribuer à la lutte contre le phénomène des grossesses en milieu scolaire. Selon elle, le CNDH, dont elle est présidente, a documenté dans la période allant de mai 2021 à septembre 2021, 3409 cas de grossesses en milieu scolaire, sur toute l’étendue du territoire national, dans le cadre de ses activités de monitoring".

" La question des défis de la réalisation des droits de la jeune fille"

« Ainsi, les grossesses en milieu scolaire soulèvent la question des défis de la réalisation des droits de la jeune fille, au vu des conséquences qu’elles engendrent, notamment : les risques pour la mère et l’enfant au niveau sanitaire, l’abandon et l’expulsion du foyer familial, les stigmatisations, la déscolarisation des jeunes filles concernées, l’arrêt des études et la précarisation de la mère et de son enfant », a révélé Namizata Sangaré, ajoutant que ce phénomène représente un problème de santé pour les jeunes filles, constituent un frein à leur réussite scolaire et limitent leur accès aux chances et opportunités de réussite professionnelle.

Marie France Kouakou, la présidente de l’Ong Over Com Women, a exprimé sa reconnaissance au CNDH et au premier ministre Patrick Achi. A l’en croire son ong milite contre les violences basées sur le genre, précisément sur les violences sexuelles, conjugales, le harcèlement sexuel. Ainsi que l’éducation des jeunes filles et l’autonomisation des femmes.

Institué en 2016, par la CNDHCI, le prix national des droits de l’homme vise à accompagner les initiatives des personnes morales et physiques engagées dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme.

Il est décerné, à l’occasion des activités commémoratives de la Journée Internationale des Droits de l’Homme et dans le cadre de la Quinzaine des droits de l’homme. En d’autres termes ce prix récompense les actions et les efforts des organisations de défense des Droits de l’Homme, des organisations à base communautaire, des organisations à but humanitaire et des personnes physiques, engagées dans la réalisation des Droits de l’Homme à travers des approches innovantes. Il s’inscrit dans la dynamique d’accompagnement des organisations et institutions dédiées aux droits de l’homme dans leurs diverses initiatives.