Saison 2012, Infrastructures sportives, sélection nationale Oissu, etc.

N'Gbala Yao Antoine (Dg de l'Oissu) dit tout


10/03/2012
N'Gbala Yao Antoine explique les grands chantiers de l'Oissu
Le Directeur général de l'Office ivoirien des sports et universitaires (Oissu), N'Gbala Yao Antoine, explique, sans détour, dans l'entretien qu'il nous a accordé, le mercredi 22 février 2012, à son cabinet au Plateau, les grands chantiers de son programme d'activités 2012, du cinquantenaire et de la sélection nationale de l'Oissu.

Avez vous un objectif précis pour 2012 ?

L'Oissu 2012, c'est d'abord un programme très alléchant avec beaucoup d'innovations. La saison a démarré depuis décembre 2011 avec la réunion de rentrée. Étaient présents à cette réunion tous nos délégués des différentes régions. Nous avons décidé pour 2012 d'atteindre un objectif raisonnable de 5% du nombre d'élèves inscrits au programme des compétitions sur les quatre (4) millions d'élèves et étudiants que compte l'école ivoirienne. Cela veut dire 200 mille licenciés.

Nous avons également dit que nous souhaitons une participation de tous les établissements, enseignement technique, supérieur et secondaire. Des actions ont donc été entreprises auprès des administrations de ces départements ministériels de sorte que nous puissions œuvrer à la mise en place de cet objectif prioritaire du gouvernement d'occupation de la jeunesse.

Quelles sont les innovations auxquelles l'on doit s'attendre ?

C'est l'ensemble des activités que nous voulons mettre en place pour donner plus d'ardeur à certaines activités qui n'étaient pas réalisées par le passé. &Et nous comptons les mettre en œuvre. Nous avons donné l'exemple des équipes nationales Oissu qui n'ont pas été mises en place environ 15 à 20 ans. Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire dispose de sélections nationales dans plusieurs disciplines qui sont en mesure de la représenter aux compétitions internationales. C'est une innovation. L'autre innovation consiste à former ces jeunes athlètes de sorte qu'ils puissent constituer la relève du sport. Nous réfléchissons à la façon dont nous allons organiser les compétitions en dehors du schéma classique. C'est-à-dire qu'il faut mettre en compétition les régions et les communes de sorte à créer une dynamique inter-régionale qui favorisera une confrontation des athlètes de chaque région. Cela va nous amener à créer aussi des équipes régionales à l'image de l'équipe nationale. Nous voulons aussi meubler les vacances même si nous ne sommes pas encore dans cette période. Cela suppose que nous allons avoir un programme vacances-sports-études qui permettrait aux jeunes élèves de bien passer leurs vacances. Il y a aussi un projet au niveau de la sous-région. Ce projet a pour but de faire en sorte qu'il y ait des compétitions entre les élèves, les écoles de la sous-région, la Cedeao et l'Uemoa notamment. Nous voulons aussi être utiles en procédant par une campagne de sensibilisation sur les dangers du Vih/Sida à toutes nos compétitions. Et ce, avec le concours de l'Onusida qui s'est engagée auprès de l'Oissu. Donc, il y a un certain nombre de choses que nous ferons dans la perspective de retrouver l'engouement que le sport a suscité par le passé.

Quelles sont les disciplines promues par l'Oissu ?

Nous faisons la promotion de plusieurs disciplines. Ces disciplines sont organisées en famille. Il y a les sports collectifs que nous connaissons. Le football et le rugby constituent une entité. Nous avons à côté de ceux-là des sports de mains. Ce sont le handball, le volley-ball et le basket-ball. Également, il y a des sports de combat qui appartiennent à des familles sportives comme le taekwondo, la lutte et le judo . Et la dernière, ce sont des sports individuels comme l'athlétisme, le saut en longueur et la perche qui viennent orienter nos actions de façon spécifique.

La part belle n'est-elle pas faite au football ?

Comme je vous l'ai dit plus haut, nous faisons la promotion de trois familles de disciplines. La politique actuelle de l'Oissu met beaucoup l'accent sur les sports individuels. Ce sont des disciplines dans lesquelles nous pensons gagner plus de médailles. C'est vrai que le football est prisé mais nous n'excluons pas de développer une politique beaucoup plus appropriée de certaines disciplines qui peuvent nous conduire à la signature d' accords de partenariat et de coopération avec des fédérations, notamment la Fédération Ivoirienne de Taekwondo avec qui nous allons bientôt signer une convention. Il y a aussi l'athlétisme et bien d'autres sports individuels pour lesquels si nous nous engageons véritablement, on peut avoir des résultats probants et dans les meilleurs délais.

Depuis le lancement des activités de cette saison 2012, quelles sont les actions que vous avez déjà menées ?

Il y a eu le programme d'inscription que nous avons bouclé depuis le 15 février dernier. Nous entrevoyons organiser pour la cérémonie d'ouverture de la saison qui sera marquée cette année par une conférence conjointe des ministres en charge de l'éducation, de la jeunesse et du sport. Elle se tiendra à Abidjan et aura pour parrain le 1er ministre, Soro Guillaume.

En plus de cette cérémonie, à quoi doit-on s'attendre ?

Nous prévoyons d'organiser le cinquantenaire de l'Oissu. Donc en prélude à ce cinquantenaire, nous préparons un certain nombre d'actions et d'activités que nous allons exécuter très prochainement.

Pourquoi célébrer une fête du cinquantenaire de l'Oissu?

Il faut que toutes les anciennes gloires, les vedettes et des athlètes qui ont fait les beaux jours de l'Oissu puissent se retrouver avec la nouvelle génération pour marquer cette relance du sport. Elle sera célébrée sous le sceau de la maturité.

A quoi répondait la mise sur pied des équipes nationales de l'Oissu ?

La mise sur pied des équipes nationales répondait à deux (2) objectifs. Dans un premier temps, c'est le besoin de repositionnement de la Côte d'Ivoire après la crise post électorale. Car, nous pensons que le pays devrait être à toutes les rencontres internationales. Au niveau du sport scolaire et universitaire, l'Oissu est affilié à la fédération internationale du sport universitaire de la Cedeao. Cette année, nous sommes invités à prendre part à une compétition en Corée avec le Taekwondo. Nous pensons donc que la Côte d'Ivoire devrait être présente avec des équipes compétitives. Le second objectif est que le programme du gouvernement prévoit dans la formation du citoyen la conciliation sport-étude et la construction d'un Lycée sportif à Bouaké. Nous pensons que pour avoir des athlètes, il faut bien une sélection de ceux qui compétissent. Donc, les équipes devraient pouvoir intégrer cet établissement. Mais en attendant les réglages, il serait peut-être juste de faciliter l'inscription de ces élèves dans certaines écoles qui voudraient faire des sections sport-étude avec des conditions de prises en charge. Car nous n'avons plus d'internat ni d'infrastructure sportive adéquate alors que les enfants qui ont des talents doivent pouvoir être pris en charge par l’État.

Comment comptez-vous réussir ce projet sport-étude ?

Nous avons proposé à notre tutelle la prise d'une décision qui est une convention cadre. Un cadre général sur lequel l'on pourrait s'appuyer pour organiser une session sport-étude dans nos écoles. Ces établissements bénéficieront éventuellement de l'appui de l’État en terme d'enseignants, d'encadrement et de subvention. Le projet est à l'étude et il sera soumis au gouvernement afin d'analyser sa faisabilité.

Est-ce à dire que s'il est accordé, les athlètes auront une couverture sociale ?

Oui, cela est la moindre des choses puisque nous avons une licence Oissu qui prend en charge la couverture d'assurance pendant les déplacements et manifestations. Surtout que le sport comporte quelques risques d'accidents liés à plusieurs facteurs.

Avez-vous un message à lancer à vos partenaires de l'éducation ?

L'Oissu est de retour. C'est un tremplin, un cadre d'éducation et de formation de nos enfants. Encourager les enfants à la pratique du sport est louable car l'oisiveté est facteur de délinquance à l'avenir. Lorsque l'enfant a un programme scolaire et qu'au sortir de l'école, il a une activité qui l'occupe, tout parent est tranquille de savoir que l'enfant est dans un centre pour apprendre. Nous pouvons avoir des petits ''Drogba'' dans 5 ou 10 ans. C'est un appel voire un devoir pour chaque parent de veiller à ce que son enfant ait une bonne pratique sportive.

Séverin DJAHA (Stg)

Avez vous un objectif précis pour 2012 ?

L'Oissu 2012, c'est d'abord un programme très alléchant avec beaucoup d'innovations. La saison a démarré depuis décembre 2011 avec la réunion de rentrée. Étaient présents à cette réunion tous nos délégués des différentes régions. Nous avons décidé pour 2012 d'atteindre un objectif raisonnable de 5% du nombre d'élèves inscrits au programme des compétitions sur les quatre (4) millions d'élèves et étudiants que compte l'école ivoirienne. Cela veut dire 200 mille licenciés. Nous avons également dit que nous souhaitons une participation de tous les établissements, enseignement technique, supérieur et secondaire. Des actions ont donc été entreprises auprès des administrations de ces départements ministériels de sorte que nous puissions œuvrer à la mise en place de cet objectif prioritaire du gouvernement d'occupation de la jeunesse.

Quelles sont les innovations auxquelles l'on doit s'attendre ?

C'est l'ensemble des activités que nous voulons mettre en place pour donner plus d'ardeur à certaines activités qui n'étaient pas réalisées par le passé. &Et nous comptons les mettre en œuvre. Nous avons donné l'exemple des équipes nationales Oissu qui n'ont pas été mises en place environ 15 à 20 ans. Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire dispose de sélections nationales dans plusieurs disciplines qui sont en mesure de la représenter aux compétitions internationales. C'est une innovation. L'autre innovation consiste à former ces jeunes athlètes de sorte qu'ils puissent constituer la relève du sport. Nous réfléchissons à la façon dont nous allons organiser les compétitions en dehors du schéma classique. C'est-à-dire qu'il faut mettre en compétition les régions et les communes de sorte à créer une dynamique inter-régionale qui favorisera une confrontation des athlètes de chaque région. Cela va nous amener à créer aussi des équipes régionales à l'image de l'équipe nationale. Nous voulons aussi meubler les vacances même si nous ne sommes pas encore dans cette période. Cela suppose que nous allons avoir un programme vacances-sports-études qui permettrait aux jeunes élèves de bien passer leurs vacances. Il y a aussi un projet au niveau de la sous-région. Ce projet a pour but de faire en sorte qu'il y ait des compétitions entre les élèves, les écoles de la sous-région, la Cedeao et l'Uemoa notamment. Nous voulons aussi être utiles en procédant par une campagne de sensibilisation sur les dangers du Vih/Sida à toutes nos compétitions. Et ce, avec le concours de l'Onusida qui s'est engagée auprès de l'Oissu. Donc, il y a un certain nombre de choses que nous ferons dans la perspective de retrouver l'engouement que le sport a suscité par le passé.

Quelles sont les disciplines promues par l'Oissu ?

Nous faisons la promotion de plusieurs disciplines. Ces disciplines sont organisées en famille. Il y a les sports collectifs que nous connaissons. Le football et le rugby constituent une entité. Nous avons à côté de ceux-là des sports de mains. Ce sont le handball, le volley-ball et le basket-ball. Également, il y a des sports de combat qui appartiennent à des familles sportives comme le taekwondo, la lutte et le judo . Et la dernière, ce sont des sports individuels comme l'athlétisme, le saut en longueur et la perche qui viennent orienter nos actions de façon spécifique.

La part belle n'est-elle pas faite au football ?

Comme je vous l'ai dit plus haut, nous faisons la promotion de trois familles de disciplines. La politique actuelle de l'Oissu met beaucoup l'accent sur les sports individuels. Ce sont des disciplines dans lesquelles nous pensons gagner plus de médailles. C'est vrai que le football est prisé mais nous n'excluons pas de développer une politique beaucoup plus appropriée de certaines disciplines qui peuvent nous conduire à la signature d' accords de partenariat et de coopération avec des fédérations, notamment la Fédération Ivoirienne de Taekwondo avec qui nous allons bientôt signer une convention. Il y a aussi l'athlétisme et bien d'autres sports individuels pour lesquels si nous nous engageons véritablement, on peut avoir des résultats probants et dans les meilleurs délais.

Depuis le lancement des activités de cette saison 2012, quelles sont les actions que vous avez déjà menées ?

Il y a eu le programme d'inscription que nous avons bouclé depuis le 15 février dernier. Nous entrevoyons organiser pour la cérémonie d'ouverture de la saison qui sera marquée cette année par une conférence conjointe des ministres en charge de l'éducation, de la jeunesse et du sport. Elle se tiendra à Abidjan et aura pour parrain le 1er ministre, Soro Guillaume.

En plus de cette cérémonie, à quoi doit-on s'attendre ?

Nous prévoyons d'organiser le cinquantenaire de l'Oissu. Donc en prélude à ce cinquantenaire, nous préparons un certain nombre d'actions et d'activités que nous allons exécuter très prochainement.

Pourquoi célébrer une fête du cinquantenaire de l'Oissu?

Il faut que toutes les anciennes gloires, les vedettes et des athlètes qui ont fait les beaux jours de l'Oissu puissent se retrouver avec la nouvelle génération pour marquer cette relance du sport. Elle sera célébrée sous le sceau de la maturité.

A quoi répondait la mise sur pied des équipes nationales de l'Oissu ?

La mise sur pied des équipes nationales répondait à deux (2) objectifs. Dans un premier temps, c'est le besoin de repositionnement de la Côte d'Ivoire après la crise post électorale. Car, nous pensons que le pays devrait être à toutes les rencontres internationales. Au niveau du sport scolaire et universitaire, l'Oissu est affilié à la fédération internationale du sport universitaire de la Cedeao. Cette année, nous sommes invités à prendre part à une compétition en Corée avec le Taekwondo. Nous pensons donc que la Côte d'Ivoire devrait être présente avec des équipes compétitives. Le second objectif est que le programme du gouvernement prévoit dans la formation du citoyen la conciliation sport-étude et la construction d'un Lycée sportif à Bouaké. Nous pensons que pour avoir des athlètes, il faut bien une sélection de ceux qui compétissent. Donc, les équipes devraient pouvoir intégrer cet établissement. Mais en attendant les réglages, il serait peut-être juste de faciliter l'inscription de ces élèves dans certaines écoles qui voudraient faire des sections sport-étude avec des conditions de prises en charge. Car nous n'avons plus d'internat ni d'infrastructure sportive adéquate alors que les enfants qui ont des talents doivent pouvoir être pris en charge par l’État.

Comment comptez-vous réussir ce projet sport-étude ?

Nous avons proposé à notre tutelle la prise d'une décision qui est une convention cadre. Un cadre général sur lequel l'on pourrait s'appuyer pour organiser une session sport-étude dans nos écoles. Ces établissements bénéficieront éventuellement de l'appui de l’État en terme d'enseignants, d'encadrement et de subvention. Le projet est à l'étude et il sera soumis au gouvernement afin d'analyser sa faisabilité.

Est-ce à dire que s'il est accordé, les athlètes auront une couverture sociale ?

Oui, cela est la moindre des choses puisque nous avons une licence Oissu qui prend en charge la couverture d'assurance pendant les déplacements et manifestations. Surtout que le sport comporte quelques risques d'accidents liés à plusieurs facteurs.

Avez-vous un message à lancer à vos partenaires de l'éducation ?

L'Oissu est de retour. C'est un tremplin, un cadre d'éducation et de formation de nos enfants. Encourager les enfants à la pratique du sport est louable car l'oisiveté est facteur de délinquance à l'avenir. Lorsque l'enfant a un programme scolaire et qu'au sortir de l'école, il a une activité qui l'occupe, tout parent est tranquille de savoir que l'enfant est dans un centre pour apprendre. Nous pouvons avoir des petits ''Drogba'' dans 5 ou 10 ans. C'est un appel voire un devoir pour chaque parent de veiller à ce que son enfant ait une bonne pratique sportive.

Séverin DJAHA (Stg)

Severin Djaha

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  • SOURCE: Soir info

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