Entretien avec ...

Murielle Ahouré (vice-championne mondiale d'athlétisme) : «Je veux décrocher une autre médaille au J.O »


20/03/2012
Murielle Ahouré (vice-championne mondiale d'athlétisme) : «Je veux décrocher une autre médaille au J.O »
Lors de son bref séjour en Côte d'Ivoire, Mureielle Ahouré, vice-championne du monde d'athlétisme, s'est prêtée à nos questions. Dans cet entretien que nous avons eu avec elle le mercredi 14 mars 2012 dans un réceptif hôtelier de la place, elle dévoile ses ambitions et parle de son parcours.

Quels sentiments éprouvez-vous après avoir été vice-championne du monde ?

Je suis vraiment heureuse. Je remercie toute la Côte d’Ivoire et particulièrement le Président de la République, Alassane Ouattara et le président de la Fédération ivoirienne d'athlétisme, Nicolas Débrimou, qui m’ont vraiment aidé, contre toute attente, à régler des problèmes administratifs auxquels j'étais confronté. Ils m’ont sauvé la vie.

Cette médaille est-elle la consécration de vos efforts?

Je crois que oui. Je rêvais vraiment de remporter une médaille dans une compétition majeure. Mais vu que j’étais dans une situation administrative compliquée, les choses tardaient. Vous savez bien que je n’avais pas de ''papiers'' pour participer aux grands meetings internationaux. Grâce aux efforts des uns et des autres, ma situation a été régularisée. Et j’ai donc profité pour démontrer que j’avais du talent.

Quel sera le prochain objectif de Murielle Ahouré ?

Mon prochain objectif est de participer aux jeux olympiques de Londres. Je rêve vraiment de cette compétition depuis longtemps. J’ai maintenant l’occasion d’aller m’exprimer dans cette grande compétition mondiale.

Les Jeux Olympiques et le meeting en salle sont deux compétitions différentes. Pensez-vous que vous seriez à la hauteur à Londres ?

Je n’ai jamais douté de mes qualités. Et je sais que si je travaille comme il se doit, je serai capable de décrocher une autre médaille à Londres. Dans tous les cas, ce sont les moyens financiers qui vont tout déterminer. Car, si j’ai les moyens qu’il faut, c’est possible que je figure dans le trio gagnant.

Vous étiez annoncée au départ athlète d'autres pays tel que la France. Pourquoi avez-vous opté finalement pour la Côte d’Ivoire qui est votre pays d’origine ?

Je l'ai fait pour l’amour de mon pays. J’aime la Côte d’Ivoire et c’est tout à fait normal de défendre les couleurs de son pays. Je ne regrette pas mon choix.

Comment avez-vous rencontré la Fédération d’Athlétisme ?

C’est en 2009 que je suis rentée en contact avec la Fédération par le truchement de Deignad Kablan qui vit également aux USA. Mais à cause de ma situation de sans papiers, je ne pouvais pas prendre le risque de courir pour mon pays. A présent, je suis heureuse que les choses soient rentrées dans l’ordre.

Qu'avez ressenti après avoir perdu la médaille d'or ?

En perdant cette médaille d'or, j'ai conclu que c'est l’œuvre de Dieu, car tout ce qu'il fait est bon.

N'avez-vous pas pensé un seul instant qu'il vous a lâché ?

Non ! Je voudrais que vous sachiez que j'ai perdu devant une grande championne qui a été deux fois championne olympique. Elle a beaucoup d’expériences dans les compétitions internationales alors que moi, je ne suis qu'à ma première grande compétition. Ce qui voudrait dire que j'ai encore du chemin à parcourir. Il faut savoir accepter la défaite et être humble dans la vie. Pour moi, c'est le début d'une carrière sportive.

Que faites-vous après le sport ?

Je concilie sport et étude aux États-Unis. Au niveau des études, je prépare un master en criminologie. Certes, ce n'est pas facile mais tout est une question d'organisation. Dans le haut niveau, il faut savoir s'organiser car le plus dur commence maintenant pour moi. Cela parce que je suis aujourd'hui une athlète à suivre comme du lait sur le feu.

F.YASSOUA

F. Yassoua

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  • SOURCE: Soir info

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