Organisation de la Can 2019 ou 2021 : Chaude bataille entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire

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organisation-de-la-can-2019-ou-2021-chaude-bataille-entre-le-cameroun-et-la-cote-d-ivoire (Photo d'archives)
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L’hôtel Sheraton Addis, à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, n’a pas désempli toute la journée d’hier. Les membres du Comité exécutif de la Caf, ceux des commissions permanentes venus prendre part aux réunions annuelles de l’institution, étaient plus présents à l’hôtel, lieu d’hébergement qu’au siège de l’Union africaine où se déroulent les assises.

Par petits groupes, ils se parlent, interrogent, s’interrogent sur le possibles organisateurs des Can 2019 et 2021. Le débat autour du choix des pays organisateurs de ces deux prochaines éditions du plus grand événement footballistique surplombe bien les travaux du Comité exécutif. Diplomatie des petits pas, lobbying tous azimuts, contacts souterrains, tout y passe. Et deux pays, la Côte d’Ivoire et le Cameroun semblent bien partis, à ce jeu.

Mais selon un membre influent du Comité exécutif que nous avons interrogé, « la tendance est plutôt de confier l’organisation de l’édition 2019 au Cameroun ». Il s’agit, selon lui, « de rendre hommage au président Issa Hayatou qui a clairement indiqué qu’il est à son dernier mandat ». Et comme le Cameroun, tout comme la Zambie, l’Algérie et la Guinée, n’ont postulé que pour cette seule édition, la famille du football africain verrait bien d’un bon œil, l’organisation de la Can 2019 par le pays dont le président de la Caf est originaire. Le nom de la Côte d’Ivoire circulait en deuxième position, pour l’organisation de celle de 2021. Le pays a une très bonne audience auprès des décideurs.

Mais, les arguments avancés en faveur du Cameroun, outre le fait d’être le pays d’Issa Hayatou, ne manque pas. Depuis 1972, dit-on, le pays qui a fourni les joueurs parmi les plus brillants du continent n’a plus accueilli la plus grande messe du football africain. La Caf attend bien, à travers le Comité exécutif, corriger cette injustice. Ce sera donc une véritable surprise si la Côte d’Ivoire rafle l’organisation de l’édition 2019, au nez et à la barbe d’Issa Hayatou.

La Caf reste toujours fortement sous son influence et il serait illusoire de s’attendre ce soir à des votes qui laisseraient exsangues vainqueurs et vaincus au sortir de combats dantesques. Tout semble se jouer sur du papier à musique et la tendance d’hier pourrait de ce fait exprimer la volonté du patron de la Caf.

Litié BOAGNON, envoyé spécial à Addis Abeba

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Litié Boagnon
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